Violences envers les soignants : les ministres se mobilisent

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Plusieurs agressions envers des infirmiers ont eu lieu ces dernières semaines, notamment aux urgences. Cette succession d'événements met en lumière des risques pour les soignants, comme l'indique depuis quelques années l'Observatoire National des Violences en milieu de Santé (ONVS) qui assure un recueil et une analyse des faits (voir notre résumé du Rapport 2012).

A la suite de ces événements, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé et Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, renouvellent dans un communiqué commun « leur condamnation des violences à l'encontre des professionnels de santé exposés, à l'hôpital ou en ville, à des actes d'incivilité voire à des actes de violence. » Dans ce contexte, les deux ministres ont décidé de procéder au recensement des conventions existant entre les établissements de santé et les services des forces de sécurité de l'Etat. Pour ce faire, il s'agit de procéder au recensement des conventions existantes, de les actualiser « dans un délai de trois mois » et de veiller à leur opérationnalité.

Les ministres fixent 4 objectifs à ces missions de sécurisation :
– une meilleure information et sensibilisation des personnels hospitaliers à la prévention et à la gestion des conflits ;
– un diagnostic des situations à risque et des dispositifs de prévention notamment dans les établissements de santé ou les services les plus exposés à des risques d'incivilité et de violence ;
– le renforcement de ces dispositifs lorsque la sécurité des personnes doit être améliorée et, le cas échéant, le renfort en personnels ;
– une actualisation des protocoles d'intervention des services des forces de sécurité auprès des établissements et des professionnels de santé.

Dans son instruction, Marisol Touraine rappelle également la nécessité de déclarer tout événement d'insécurité ou tout acte de violence à l'encontre des professionnels de santé, des patients ou des visiteurs, qu'ils aient lieu au sein des établissements de santé comme à l'encontre de tous les professionnels de santé qui exercent en ville.
Ces signalements sont analysés par l'Observatoire National des Violences en milieu de Santé (ONVS) qui assure un suivi des faits pour une amélioration permanente de l'accompagnement des professionnels de santé.

Pour sa part, l'Ordre national des infirmiers (ONI) 
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L'ONI rappelle que depuis 2012, il a mis en place un Observatoire des Violences envers les Infirmières et Infirmiers (OVI). Ce dispositif d’alerte et d’accompagnement permet notamment un recensement plus précis des actes de violence à l’égard de la profession afin de mettre en oeuvre les solutions adaptées. L’Ordre propose également un accompagnement après des services de police et une aide juridique gratuite aux victimes avec la possibilité pour lui de se constituer partie civile. Vous pouvez déclarer un incident sur http://alerte.cnoi.fr