L’isolement, passage à l’acte soignant ?
En psychiatrie, l’isolement en « dernier recours » pointe parfois la limite d’une prise en charge sans indiquer ce qui la justifie. Mais qu’est-ce qui déclenche une telle mesure face à la crise ?
En psychiatrie, l’isolement en « dernier recours » pointe parfois la limite d’une prise en charge sans indiquer ce qui la justifie. Mais qu’est-ce qui déclenche une telle mesure face à la crise ?
La crise est une occasion donnée à la personne et à son entourage de transformer le fonctionnement psychique, de modifier ce qui fait la souffrir jusqu’alors de manière répétitive. Le travail de crise nécessite une formation précise des intervenants.
Le Groupe d’entraide mutuelle (GEM) permet aux usagers et ex-usagers en psychiatrie de prendre des responsabilités,de s’appuyer sur un groupe de pairs pour recouvrer un fonctionnement social plus satisfaisant.
Intervenir auprès de personnes traumatisées expose le soignant à la fatigue de compassion, qui apparaît comme l’effet d’une double contrainte : se sentir en devoir d’alléger la détresse d’un prochain et, en même temps, souffrir devant l’intensité de sa douleur.
Poitiers 2e congrès francophone de la médecine de la personne à l'initiative de l'Observatoire Francophone de la Médecine de la Personne (OFMP). Renseignements : Agence …
Comment les patients vivent-ils leur hospitalisation en unité fermée ? Comment les soignants ressentent-ils le fait de travailler dans ces conditions ? Vécus croisés, prise de conscience mutuelle, une équipe soignante questionne et remet en cause ses pratiques.
Soigner sans fermer les portes est devenu au fil du temps une approche de plus en plus rare, voire honteuse.
C’est pourtant une invention perpétuelle, où à chaque fois il faut rechercher le point qui va faire résonance avec le patient, permettre une alliance et lui donner la possibilité de se contenir.
Tantôt guide, accompagnateur ou médiateur, le soignant incarne différentes postures au cours de la relation
éducative. Dès lors, où s’arrête la partie éducative de tout acte thérapeutique ?
Si peu de couples vivent ensemble en institution, le couple s’impose néanmoins souvent dans le soin, d’une manière plus ou moins directe. Les soignants doivent rester vigilants à ce que l’image infantile du couple parental supposé tout-puissant n’éveille leurs fantasmes d’omnipotence.
Le burn-out du soignant a une psychopathologie particulière, liée à la perte de la capacité d’empathie. Mais il renvoie aussi à une réflexion sur l’éthique du soin et la relation d’aide.