De la relation d’aide à la relation éducative
Tantôt guide, accompagnateur ou médiateur, le soignant incarne différentes postures au cours de la relation
éducative. Dès lors, où s’arrête la partie éducative de tout acte thérapeutique ?
Tantôt guide, accompagnateur ou médiateur, le soignant incarne différentes postures au cours de la relation
éducative. Dès lors, où s’arrête la partie éducative de tout acte thérapeutique ?
À deux voix, une patiente en grande souffrance psychique et son infirmier référent reviennent sur un long parcours de soin et montrent comment un soutien « puissant » se décline au quotidien sous différentes formes.
Louise, « vieille dame indigne », suivie pour des troubles bipolaires, ne se laisse pas approcher facilement et ne semble pas demandeuse de soin. L’assistante de service social parvient cependant à maintenir un contact, support d’une relation contenante.
Après une enfance émaillée de traumatismes, Hervé est progressivement entré dans une délinquance majeure : proxénétisme et braquages. Clinique du passage à l’acte appréhendé comme une solution face à une détresse interne résultant de traumatismes précoces non subjectivés.
En prison, les détenus psychopathes sollicitent et mobilisent les soignants. Il s’agit donc de supporter ce lien ambivalent, de le soumettre sans cesse au travail de pensée du groupe de soin. Expérience d’un Service médico-psychologique régional (SMPR).
Michaël est pris en charge à sa sortie de prison dans le cadre de soins pénalement ordonnés. Dans un premier temps, une consultation spécialisée post-pénale pose les bases de la prise en charge. L’essentiel du travail infirmier réside dans la permanence, la disponibilité et la contenance pour restaurer le lien.
Franck a déjà passé de longues années en prison quand il est condamné pour un homicide violent. Au fil des expertises psychologiques et des enquêtes sociales, sa personnalité psychopathique apparaît, se construit, avec des moments de basculements repérables dans l’après-coup.
Sylviane, une jeune patiente borderline et polytoxicomane, est prise en charge dans une petite unité de psychiatrie pénitentiaire suisse. Cette structure originale et les soins proposés sont basés sur les concepts de rétablissement et de réinsertion.
Si peu de couples vivent ensemble en institution, le couple s’impose néanmoins souvent dans le soin, d’une manière plus ou moins directe. Les soignants doivent rester vigilants à ce que l’image infantile du couple parental supposé tout-puissant n’éveille leurs fantasmes d’omnipotence.
La résilience, reposant sur le triptyque narcissisme, mentalisation, objet, est examinée dans le cadre de deux couples âgés dont la femme est atteinte l’une de la maladie d’Alzheimer et l’autre d’un accident vasculaire cérébral.