Pour en savoir plus du N°184
Chaque mois, le réseau documentaire en santé mentale, Ascodocpsy, propose des éléments de bibliographie en lien avec la thématique du dossier : « La psychoéducation en question ».
Chaque mois, le réseau documentaire en santé mentale, Ascodocpsy, propose des éléments de bibliographie en lien avec la thématique du dossier : « La psychoéducation en question ».
Les programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP) doivent être validés par les Agences régionales de santé (ARS), suivant un cahier des charges précis et des politiques territoriales. Que proposent les ARS aux établissements de soins pour accompagner la mise en place de ces programmes ?
Construire et mettre en place un programme d’Éducation thérapeutique du patient (ETP)à l’échelle d’un établissement requiert différentes étapes. La formation est au coeur du
processus, car un travail de réflexion collective et d’apprentissage est essentiel.
Le module psychoéducatif « Perception du travail » est né d’un constat : pour faciliter le retour à l’emploi des personnes handicapées psychiques, il est important de travailler avec eux sur leurs représentations du travail
Grâce à une intervention brève de psychoéducation active, Maria, qui souffre de dépression majeure, réapprend progressivement à mieux saisir l’importance des gratifications et du plaisir face à sa maladie. L’intervention s’appuie sur l’expérimentation.
En théorie, les soignants reconnaissent l’importance de communiquer avec les familles de patients souffrant de schizophrénie. Une enquête met pourtant en évidence un décalage
important entre leurs représentations et des pratiques encore largement insuffisantes.
Pour être efficaces, les interventions psychoéducatives auprès des proches aidants doivent intervenir dès l’apparition de la maladie, pour éviter que s’installe un fardeau trop lourd. À chaque étape du rétablissement, différents soutiens peuvent être proposés.
La psychoéducation, qui vise à enseigner au patient les
soubassements biologiques et cognitifs à l’origine de ses troubles, réduit son délire à une erreur de jugement et nie sa réalité psychique. Pour l’auteur, cette intervention constitue une infantilisation, voire une forme d’aliénation.
Influencée par le courant scientiste anglo-saxon, appuyée sur des logiques gestionnaires, la psychiatrie se rigidifie. Dans ce contexte, la psychoéducation n’est autre que l’application directe
de l’Evidence based medicine (EBD). La primauté du soin doit revenir à la parole et au transfert.
Les patients en psychiatrie ont-ils besoin d’être « psychoéduqués » ? Le Groupe information asiles (GIA), association de « psychiatrisés », dénonce la toute-puissance de l’institution et
milite pour une psychiatrie au service du patient, dans une relation symétrique.