Conférence organisée par l’association Psyché & art
L’idéalisation est un mouvement primaire potentiellement lié à tout investissement : investir un objet d’amour ou d’attention, c’est le valoriser, l’exalter voire l’agrandir fantasmatiquement.
Dans la mesure où l’idéalisation qui accompagne le mouvement d’investissement devient défensive par rapport à la nature pulsionnelle de cet investissement, il y a dissociation entre l’investissement sexualisé et l’idéalisation, qui est alors surinvestie. Celle-ci fonctionne comme défense primaire, prémisse de mécanismes de défense ultérieurs.
L’idéalisation est en effet peut-être la première défense interne contre la pulsion, laquelle est troublante par la violence de sa poussée, par la mise en jeu des zones érogènes donc du corps, par le décentrement provoqué par la quête de satisfaction qui pousse à investir un objet, et par le but sexuel mis en œuvre.
Le mouvement pulsionnel peut donc susciter de l’angoisse, c’est-à-dire la mobilisation du moi contre ce qui pourrait menacer l’appareil psychique – ce qui pourrait étouffer, fragmenter ou désintégrer le moi. Nous avons ici une des causes essentielles de ce qui en clinique se manifeste comme terreur de l’autre, qu’elle soit restée en partie consciente ou qu’elle soit plus ou moins efficacement contre-investie.
L’idéalisation est alors surinvestie pour combattre cette angoisse et protéger contre la sexualité et contre la haine, au prix très lourd d’un désinvestissement du charnel, c’est-à-dire du corps et des émotions.
Mais si Freud distingue clairement en 1914 l’idéalisation de la sublimation, il indique en même temps que l’idéalisation peut être déclencheur du processus de sublimation, et participe ainsi à la mise en œuvre des processus créatifs.
Nous tâcherons d’éclairer et de dénouer ces paradoxes.
Information pratiques :
- Conférence en distanciel de 20h30 à 22h30
- Tarifs entre 10 et 20 €, gratuit pour les adhérents
- Pour vous inscrire
- Pour plus d’informations
- Contact : 06 89 17 39 53 ou rshararapsycheart@gmail.com









