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L’inauthenticié des patients borderline les identifie en tant que tels. Dans la relation psychothérapeutique, comment accueillir cette part de fausseté et de manipulation, sans la valoriser ni en être dupe, sans la subir ni en faire un facteur de rejet ?…
François, la cinquantaine, s’abrite derrière un personnage imaginaire pour obtenir des images pornographiques de jeunes filles via les réseaux sociaux. La prise en charge montre que son scénario fétiche s’enracine dans son enfance.
Plutôt que de condamner le sujet qui ment, le clinicien doit repérer à quoi sert ce mensonge et quelle est sa fonction. Il s’agit plutôt de l’envisager comme un champ de significations qu’il faut investiguer.
L’enfant ment à différents stades du développement « normal », pour se situer et interagir avec les adultes qui l’entourent. Cependant, lorsqu’il revêt un caractère répétitif, le mensonge est à entendre comme le symptôme d’une impalpable détresse.
Si le clinicien distingue assez spontanément le délire et la mythomanie, les deux notions restent parfois floues. L’approche clinique permet de repérer notamment la dimension individuelle du délire, là où le mythomane cherche à convaincre autrui.
Au sein d’un hôpital de jour, un atelier « Projet pro » très original, centré sur l’insertion professionnelle, est animé par une infirmière et une psychologue. Au-delà des bénéfices pour les patients, cet atelier permet de mettre en œuvre au quotidien l’articulation sanitaire
et médico-sociale.
Judith, chargée de clientèle dans une grande entreprise, reçoit sur sa boîte mail professionnelle un photomontage à caractère raciste de la part de collègues pourtant proches. Deux psychologues d’entreprise sont mandatés pour éviter une dégradation du climat déjà très altéré.
Le conflit d’équipe doit être considéré comme un matériau psychique en demande d’élaboration et non seulement comme une question de management. Illustration avec le parcours de Mathieu, un patient très dépendant.
La supervision constitue un des modes de traitement institutionnel des conflits entre professionnel et usager ou au sein d’une équipe professionnelle. Le superviseur, à travers un dispositif rigoureux, doit garantir que la parole de chacun soit accueillie sans détournement possible et entendue dans toutes ses résonances.
Au sein d’une équipe, dans des moments de tension, il apparaît souvent que l’impasse vient d’un évitement du conflit ou de la peur, entraînant l’indifférenciation. Chacun s’agite et pense de la même manière pour se sentir appartenir au groupe. Il faut alors la mobilisation de tous pour que la parole individuelle ne soit pas entravée.