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L’insomnie en tant que telle est très souvent un signe, presque jamais une maladie ! Elle est surtout un problème clinique complexe, pas seulement électrique…
Si, à l’heure actuelle, il n ’existe aucune grande théorie qui puisse rendre compte de l’ensemble des phénomènes observés au cours du sommeil, on sait désormais définir un certain nombre de fonctions qui ont lieu pendant que nous dormons.
Dans l’insomnie, le recours aux médicaments ne doit pas être une attitude réflexe, systématique, instantanée. Elle doit succéder à une période de diagnostic puis à un essai de rétablissement d’une hygiène correcte des rythmes. Ce n’est qu’après avoir constaté l’insuffisance de ces techniques physiologiques que la prescription se justifie.
La dangerosité du paranoïaque, bien que très imparfaitement connue, justifie des moyens adaptés de prise en charge, parfois sous contrainte.
Comment peut-on faire accepter des médicaments à quelqu’un qui ne se sent pas malade ? Comment peut-on convaincre un patient d’être compliant à un traitement dont les effets secondaires sont importants et souvent invalidants ? Comment peut-on instaurer une relation de confiance et de transparence alors que nous nions la réalité qu’il nous présente …
La fonction du dispositif paranoïaque est « défensive » contre les attaques,menaces et persécutions de tous types. Les ennemis sont incarnés dans un contexte donné et se comportent comme des adversaires, en miroir. Tous les éléments d’un passage à l’acte violent sont alors en place. C’est ce qui donne à la paranoïa sa dimension médico-légale et par conséquent sa dangerosité potentielle.
Selon le DSM-IV-TR, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux
Comme l’écrivait Pinel en son temps,face au paranoïaque, le psychiatre doit se tenir sur une ligne de crête, entre un silence vécu comme une adhésion et une distance perçue comme un désaveu.
Thriller implacable, L’enfer, le film de Claude Chabrol, met en scène un délire de jalousie dont l’illustration se déroule sous nos yeux avec une précision déconcertante.
Comment représenter l’appareil psychique sans se référer à la dialectique du dedans et du dehors et aux mécanismes qu’elle engendre ? Comment penser le fonctionnement psychique humain sans y intégrer la projection ?