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Cette histoire clinique nous enseigne comment, à partir d’une dynamique familiale bien identifiée, mais surtout particulièrement appropriée, le thérapeute progresse vers le coeur du débat : comprendre les raisons de la rechute.
Les prises en charge individuelles et/ou groupales de femmes victimes de violences conjugales ouvrent un espace où la souffrance peut se dire, permettant alors à l’individu de tenter de se reconstruire.
En matière de violence conjugale, il est nécessaire de concilier, par une réponse pénale adaptée, la réparation de la victime, la répression du mis en cause et la prévention de toute réitération ou récidive.
Depuis quelques années la violence conjugale est à la fois une question sociale et une préoccupation politique. Auparavant « tolérée », elle apparaît aujourd’hui comme inadmissible, traduisant une forme de «barbarie » dans l’intimité du couple.
La logique de la violence dans le couple n’est pas une fatalité. Le dévoilement, l’écoute des victimes, la prise en charge de l’auteur, la responsabilisation des proches, préviennent les répétitions de violence, et dans certains cas heureux, favorisent la renaissance de l’amour conjugal.
Les violences, quelles qu’elles soient, laissent souvent des séquelles traumatiques, augmentent des pathologies chroniques et font courir des risques pour la santé mentale des victimes.
Dans le couple violent, se rejoue quelque chose de la destructivité primaire maternelle ayant engendré des fractures internes en chaque enfant contenu dans le conjoint.
On oublie trop souvent que pour les femmes victimes de violences, si les coups ont été possibles, c’est que, dès le début de la relation, le terrain a été préparé, que leurs défenses ont été levées et qu’elles ont été placées sous emprise .
Au sein du lien d’alliance, les deux sujets du couple déposent, à leur insu, leurs « paquets respectifs de la transmission ». C’est sans doute ce qui les attire l’un vers l’autre. Mais cela entraîne parfois la destructivité du lien.
Repérer et accompagner les situations de violences conjugales suppose de la part des intervenants une bonne compréhension des mécanismes en jeu, tant du côté de la victime que de l’agresseur, sans oublier la prise en compte de leurs propres préjugés.