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Gorge serrée, estomac noué, sensation d’oppression, difficulté à respirer, sueurs froides, troubles du sommeil… autant de symptômes connus de tous car l’expérience de l’angoisse est partagée par tous. Pour autant, elle n’est pas « une »…
L’angoisse est une véritable douleur psychique. Elle est une cause déterminante de l’activation de défenses psychiques pour soulager le moi. Mais si l’angoisse est un affect que le moi subit et qui le trouble, c’est aussi une situation que le moi organise, génère, pour se protéger de ce même trouble.
Quand l’angoisse envahit les liens, ce qui est très fréquent dans les périodes charnières de la vie où elle s’intensifie et dans le syndrome post-traumatique, les liens s’altèrent et un lien particulier s’instaure, l’encordage…
Face aux angoisses innommables du patient psychotique, le soignant est là pour les recueillir, les nommer pour lui-même, se les représenter afin de canaliser l’hémorragie en cours chez le patient…
L’angoisse de séparation est fréquente en psychogériatrie. Son expression est polymorphe et se cache derrière des traits dépressifs, une agitation, des chutes, une anxiété vespérale, mais aussi une présentation pseudodémentielle, comme le rappelle ce cas clinique.
Malgré ses conséquences parfois délétères, il n’est ni possible, ni souhaitable, de supprimer l’angoisse accompagnant la relation de dépendance parce qu’elle entretient la vie.
Parce qu’il menace la singularité du sujet, le groupe fait surgir des angoisses spécifiques parmi ses membres. Mais le groupe tente aussi de dépasser ces angoisses grâce à des aménagements défensifs, dont l’illusion groupale est une manifestation récurrente.
Toute manifestation clinique d’angoisse est à évaluer dans sa nature, son intensité, sa durée, ses répercussions dans la vie du sujet et à replacer dans son discours, c’est-à-dire dans sa réalité psychique. Ce n’est qu’ensuite qu’une thérapeutique sera proposée.
De l’adolescence à l’âge adulte, des scarifications aux amputations, du symptôme au syndrome, le champ des automutilations est en fait bien plus vaste et plus complexe que ce que l’unicité d’un terme pourraît laisser paraître.
Tout au long de l’histoire de l’humanité, de nombreuses sociétés ont pratiqué des actes mutilatoires représentant des blessures symboliques, rite de passage et d’appartenance à la communauté. Il s’agissait alors de facteurs protecteurs de l’identité. Les automutilations actuelles, dans le champs de la pathologie mentale, traduisent au contraire solitude et souffrance….