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La préadolescence est l’âge du démarrage de la puberté. Le développement des seins en moyenne à 10,9 ans chez la fille et l’augmentation de la taille des testicules à 11 ans chez le garçon marquent le début de plus en plus précoce de ce mécanisme plurifactoriel et complexe.
Période transitoire sur de nombreux points, la préadolescence est marquée par un
développement cognitif primordial. De nouvelles capacités s’acquièrent – pensée
opératoire, planification, attention, mémoire, raisonnement – se consolidant les unes les autres. Ces compétences résonnent fortement dans la vie sociale et affective de l’enfant.
Pour comprendre la psychopathologie du préadolescent, la question des désirs en jeu chez ses parents est fondamentale, particulièrement dans une société où le concept de famille a déconstruit le système de parenté classique.
Le corps de l’enfant, durant la période de latence, semble à l’abri des désirs. Incapables de supporter la séparation d’avec leur mère, certains préadolescents présentent cependant des troubles qui les empêchent d’investir leur scolarité ou des activités de leur âge. C’est aussi le temps où peuvent se déclencher certaines conduites addictives ou comportements à risque.
Les jeux dangereux chez les enfants et les adolescents défraient souvent la chronique, pourtant ils sont mal connus, y compris des professionnels. Il est en effet difficile de concevoir de telles violences et donc de les repérer. La prévention et la prise en charge nécessitent une connaissance de la réalité de ces pratiques complexes et des symptômes.
En provoquant la rencontre avec les préadolescents en souffrance sur leurs lieux de vie, une équipe mobile propose des prises en charge adaptées. Ce dispositif innovant favorise la restauration des liens et la mobilisation de nouvelles représentations des problématiques du jeune et de sa famille.
La mère de Vincent souffre de graves troubles psychiques. Pendant douze ans, une
infirmière accompagne son petit garçon sur le chemin de la vie, jusqu’à ce qu’il devienne un préadolescent « comme les autres ».
Dans la phase aiguë de la dépression, l’activation comportementale, qui postule une relation entre l’action et l’humeur, permet de rompre la spirale négative de la maladie. Une équipe genevoise a développé un programme d’activation quotidien à partir de plusieurs modalités : sensorielle, corporelle, expérentielle et cognitive.
Dès qu’un patient est en situation de ne plus être totalement libre d’accepter ou de refuser un soin, le soignant est confronté à un dilemme. Pour une prise
en charge respectueuse du patient, il doit revendiquer et mettre en oeuvre des garanties qui s’appuient sur quatre principes : le respect de l’autonomie, la non-malfaisance, la bienfaisance et la justice.
En introduisant les termes de « soins sans consentement », la Loi du 5 juillet 2011 questionne à nouveau la liberté de chacun. Ce nouveau texte pose en tout cas un enjeu essentiel : que nous soyons soignants ou soignés, nos actes ne prennent sens pour nous que s’ils sont confrontés à un regard extérieur qui nous permet alors d’observer quelques règles communes.