
Acheter un article


Tentative désespérée, ultime, de soulager une angoisse incontrôlable pour le sujet, mais aussi préoccupation sociétale de premier plan, le passage à l’acte constitue un enjeu majeur en psychiatrie.
Envisager le passage à l’acte dans sa complexité est comme une tentative d’approcher le point de non-recouvrement de l’humain et du rationnel. Une certaine violence irréductible serait alors liée par concept à cette humanité brute, « en action ».
Dans un contexte économique et social en évolution, l’institution peine à jouer sa fonction cadrante et contenante des angoisse. Elle génère alors une agressivité prégnante qui favorise acting out et passages à l’acte des soignants.
Le passage à l’acte criminel correspond un moment de bascule face à une menace centrée sur la vie ou sur l’intégralité du sujet. L’auteur étudie ici le passage à l’acte criminel psychotique, paranoïaque, infanticide,passionnel et pervers.
L’environnement participe à la régulation psychique des auteurs de passage à l’acte violent sexuel. La victime, utilisée comme exutoire des tensions psychiques, est alors un élément de cet environnement externe.
Chez le patient souffrant de schizophrénie, le passage à l’acte hétéro-agressif, dont l’homicide, est associé à des facteurs de risque bien identifiés qu’il faut savoir repérer.
Après un passage à l’acte meurtrier, M.B est pris en charge en Unité pour malades difficiles. L’équipe soignante procède à une analyse sémiologique de son délire à la lumière du contexte culturel.
Au cours d’une visite à domicile, Marie est agressée par un patient dont elle est l’infirmière référente. Après le récit des faits, elle nous livre comment elle s’est reconstruite, pas à pas, dans l’après-coup.
Avec les patients souffrant de schizophrénie ou de troubles de l’humeur, la prévention et la réduction de la violence doivent s’appuyer sur des recommandations issues d’une clinique rigoureuse, étayée pat la formation, la supervision et un dépistage des signes d’appel.
La folie est à ce point inhérente au phénomène humain qu’aucun des aspects auxquels on voudrait la réduire ne saurait s’en abstraire. Comme l’a écrit Pascal, « les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie de n’être pas fou ». Peut-être est-ce la vocation de la psychiatrie d’en témoigner. « La folie est le noyau de l’être humain », écrivait François Tosquelles.