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En s’appuyant sur les acquis démontrés de l’entretien motivationnel individuel chez les patients psychotiques consommateurs de cannabis, une équipe suisse a complété leur prise en charge individuelle par des groupes motivationnels. Le format de ces groupes mobilise davantage ces patients et favorise notamment une mise en scène de la balance décisionnelle
À son arrivée au Centre d’évaluation pour jeunes adultes et adolescents, Quentin, 19 ans, banalise ses symptômes. Au fil d’entretiens motivationnels, le jeune homme parvient à reconnaître ses troubles et à s’engager dans une prise en charge.
Un premier entretien motivationnel permet à Nicole d’explorer son ambivalence par rapport à son traitement médicamenteux et de pointer des facteurs de rechute. Par la suite, une dynamique de changement s’enclenche dans sa vie quotidienne.
Dans la clinique addictologique, la dynamique impulsée par l’entretien motivationnel a modifié en profondeur la relation thérapeutique. Le soignant est passé d’une attitude prescriptrice à la collaboration valorisant l’autonomie du patient.
L’entretien motivationnel se réfère à une clinique exigeante qui prend en compte les aléas de la relation thérapeutique. Jérôme, infirmier, chemine avec M. Labeil et le déni de son alcoolisme. L’émergence d’un consensus autour d’un « plus petit problème commun » (PPPC) va débloquer la situation.
Quels liens peut-on établir entre la Loi du 4 mars 2002 relative aux droits des patients, qui pose le principe du consentement éclairé du patient, et l’entretien motivationnel ? Cette méthode de communication peut-elle faciliter le respect de l’autonomie du patient ?
L’existence d’une pathologie psychiatrique limite trop souvent l’accès au dépistage puis à la prise en charge de pathologies graves en particulier en cas de cancer. En cas d’issue fatale l’accès aux soins palliatifs pour les patients suivis en psychiatrie reste alors un réel problème.
Réfléchir sur les difficultés que pose l’introduction des soins palliatifs en psychiatrie impose de poser la question du corps et sur la place qui lui est fait en psychiatrie. Reste qu’à l’heure de la mort, le rapport au corps n’est guère différent en unités somatiques ou psychiatriques.
L’angoisse de mort est perturbante chez les patients psychotiques, qui, de manière plus aiguë que les autres, perçoivent en eux-mêmes un manque de vitalité et de confiance en leur propre développement psychique. Loin de nier sa propre mort, le psychotique en a l’intuition profonde. La peur de disparaître définitivement correspond à l’angoisse réelle du psychotique.
Aujourd’hui on insiste beaucoup sur le dépistage des maladies cardio-vasculaires chez les patients psychotiques. Or ces patients ont également un risque accru de cancer et de nombreux facteurs retardent souvent le diagnostic.