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Avec les patients souffrant de schizophrénie ou de troubles de l’humeur, la prévention et la réduction de la violence doivent s’appuyer sur des recommandations issues d’une clinique rigoureuse, étayée pat la formation, la supervision et un dépistage des signes d’appel.
La folie est à ce point inhérente au phénomène humain qu’aucun des aspects auxquels on voudrait la réduire ne saurait s’en abstraire. Comme l’a écrit Pascal, « les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie de n’être pas fou ». Peut-être est-ce la vocation de la psychiatrie d’en témoigner. « La folie est le noyau de l’être humain », écrivait François Tosquelles.
Il apparaît impossible de réfléchir autour de la maladie mentale, de son traitement et des informations à apporter au patient et à son entourage, sans prendre en compte la stigmatisation de celui qui en souffre et de ceux qui l’accompagnent. La déstigmatisation est l’affaire de tous: des politiques, des acteurs sociaux et de chaque soignant, quel que soit son lieu d’exercice, sans oublier les étudiants en soins infirmiers.
La psychiatrie qui ne prend pas en compte le psychisme mais uniquement les outils cognitifs qui lui permettent d’exister ou seulement les symptômes qui lui font s’exprimer, passe à côté du sujet dans tous les sens du terme. Espérons donc un retour au psychisme pour que la psychiatrie ne s’avère pas avoir été une illusion sans autre avenir que l’éradication du symptôme ou le conditionnement de la déviance par rapport à la norme sociale.
Elle s’appelle Odile, elle a 18 ans. C’est son premier stage en psychiatrie. Je la sens toute tendue. Elle est raide de se battre pour se donner une contenance. Rester maîtresse de soi-même. Que lui a-t-on dit de la psychiatrie ? Quelles représentations de la maladie mentale s’est-elle forgée au fil des échanges avec les enseignants, avec ses collègues de promotion ?
Il semble que notre société soit aujourd’hui capable de s’intéresser au domaine de la folie. Cette évolution correspond aux progrès considérables réalisés depuis l’époque où la France s’est engagée courageusement dans une véritable révolution culturelle en psychiatrie, il y a quelque trente ans déjà. Mais il reste encore beaucoup à inventer.
L’entretien motivationnel propose aux soignants un autre style relationnel, celui qui consiste à favoriser la motivation du patient au changement sans chercher à le convaincre ni à le contraindre.
Les cibles potentielles d’intervention motivationnelle en psychiatrie abondent, à condition néanmoins d’en adapter certains aspects, en particulier face aux troubles cognitifs des
patients psychotiques.
L’entretien motivationnel se développe et se diffuse aujourd’hui rapidement à des multiples situations cliniques. Pour mieux comprendre cette approche et son efficacité, il faut d’abord en préciser les caractéristiques.
Dans l’entretien motivationnel, comme dans l’approche centrée sur la personne de Carl Rogers, seul le client détient le pouvoir de changer, l’intervenant respecte et valorise son autonomie. Il existe néanmoins des différences, notamment dans l’aspect directif de l’entretien motivationnel.