
Acheter un article

La dépression de l’enfant est bien réelle, et elle doit être traitée au-delà
de la seule amélioration des symptômes, dans une recherche d’alliance avec
les parents, qui nécessitent parfois eux-mêmes un soutien.
Le psychodrame analytique est une des techniques utilisées au centre Alfred-Binet (1) pour le traitement de la dépression. Il s’appuie sur le transfert,
déplacement par l’enfant sur le thérapeute des sentiments et pensées qui concernent ses objets d’amour et de haine. On a ici l’exemple d’un fragment
du traitement d’un garçon souffrant de dépression névrotique.
Si les mesures psychothérapiques ne soulagent pas suffisamment l’enfant déprimé,
un traitement antidépresseur peut raccourcir la durée de l’épisode et alléger la souffrance. Reste que des études sont encore nécessaires pour avancer dans la connaissance de ces médicaments dans la dépression de l’enfant.
La reconnaissance de la dépression chez l’enfant et son éventuel traitement dépendent étroitement du discours que forme l’adulte sur l’enfant et de la place qu’il accorde lui-même à l’enfance dans sa propre vie psychique*.
Comment une consultation d’ethnopsychiatrie permet de guérir la dépression d’une
fratrie tout en reliant ces enfants à leurs parents.
Le pédiatre le sait bien (lire page 36 : « Une relation de confiance ») : les parents ne sont pas toujours prêts à consulter un psychiatre pour leur enfant. Quand de telles résistances existent, après les avoir repérées, le médecin peut,
dans le cadre d’une relation d’écoute, d’une attention bienveillante envers les parents, proposer un traitement intermédiaire. Nous en avons un exemple ici avec le travail conduit par un orthophoniste capable de conduire des entretiens psychothérapeutiques d’orientation psychanalytique.
Entretien avec Gérard Neyrand, sociologue, auteur de L’enfant, la mère et la question du père – Un bilan critique de l’évolution des savoirs sur la petite enfance, éditions Puf, coll. Éducation t formation, 2000 (1).
Civiliser la violence reste possible à l’hôpital psychiatrique, en dépit de
la vulnérabilité accrue du corps infirmier. Il est nécessaire pour cela de réaffirmer le cadrage institutionnel et la cohérence de la solidarité du groupe
soignant.
Entretien avec Marie-Hélène Poyet, infirmière de secteur psychiatrique
à l’hôpital Saint-Jean de Bonnefonds, dans la Loire, et membre de l’équipe de
Geneviève Psomas, victime d’une agression mortelle pendant son service le 3 juillet dernier (lire “Santé mentale” n°40, pp. 8-9). Elle s’exprime
au nom de ses collègues infirmiers, qui ont souhaité trouver un espace
pour parler de leur souffrance et du sentiment d’abandon qu’ils éprouvent
aujourd’hui.
Lorsque les soignants arrivent à se préserver face aux comportements violents des patients, ils favorisent par contrecoup chez ceux-ci l’établissement de liens plus différenciés passant par la reconnaissance de l’objet externe. Une position souple qui nécessite que les conduites d’auto-conservation des soignants soient acceptées et comprises par l’institution.