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Corps et pensée sont indissociables et il n’y a pas de langage sans corps. Dans le cadre de la psychothérapie institutionnelle, le sport ou d’autres activités physiques partagées sont des moyens privilégiés de communication et de mise en commun de l’expérience soignant-soigné.
Les draps enveloppants du packing sont comme des bras, pour tenir une enveloppe souvent décrite comme lisse dans la psychose, pour retenir la chaleur libérée, pour contenir la béance du vide psychotique, pour nouer une
mise en relation…
Au cours d’une thérapie psychomotrice, Lili, une patiente souffrant de schizophrénie, explore les limites de son corps. Inscrite dans un parcours de soins pluridisciplinaire, la psychomotricité lui permet de mieux gérer ses
angoisses et ses relations aux autres.
Soin à part entière, la toilette, en particulier auprès de patients psychotiques, constitue une réelle médiation lorsque la relation verbale est empêchée. Illustration avec Miguel, un patient auquel le bain « redonne corps »…
Au cours d’ateliers où il implique son corps, Lucio, un patient schizophrène, retrouve un éprouvé qui le rassure et lui permet de ressentir le monde autour de lui…
Bernard, un patient psychotique impulsif et très agressif, demande à participer à un atelier de danse-thérapie. Par l’émotion d’une rencontre en miroir, puis dans la relation de transfert, un espace thérapeutique se construit qui favorise une reconstruction narcissique.
Il existe bien des façons d’aborder le corps d’une personne atteinte de schizophrénie. Lorsque le nursing maternel a été synonyme d’intrusion, il peut être souhaitable de passer par l’écoute d’un discours qui fait la part belle à l’imaginaire. L’entretien est alors un outil précieux.
Il n’existe pas un profil unique d’anorexie mentale. Si certains tableaux caractéristiques restent immuables, d’autres sont influencés par des facteurs plus contemporains. État des lieux des connaissances.
La récente conception addictive de l’anorexie ouvre des perspectives de prises en charge qui donnent la priorité aux soins précoces et ambulatoires, réservant l’hospitalisation aux formes sévères et résistantes. On insiste également désormais sur l’importance d’une alliance thérapeutique avec le patient et son entourage dans un suivi pluridisciplinaire prolongé.
Depuis les descriptions de Lasègue au XIXe siècle, la prise en charge de l’anorexie a évolué. La pathologie ne réside pas dans le comportement lui-même mais dans l’enfermement de ce comportement, c’est-à-dire la perte de liberté de
choix pour des motifs émotionnels.