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Dans l’anorexie, le plaisir sensoriel associé à la nourriture est altéré. Une équipe niçoise propose à ces patientes un parcours sensoriel, sous forme d’ateliers. L’utilisation des voies sensorielles et leur lien aux émotions aident à la levée du déni, à l’affaissement des clivages et à la diminution de la souffrance lors de la reprise de poids.
L’Unité pour troubles des conduites alimentaires du Centre Abadie de Bordeaux a instauré depuis plusieurs années des ateliers de représentation de soi. Silhouette tracée sur papier, avatars numériques, mise en forme de poupée… accompagnent Juliette vers la guérison.
À son arrivée dans le service de pédiatrie, le jeune Olivier, qui souffre d’anorexie, a beaucoup de difficultés à entrer en lien. Un patient travail de détricotage de son histoire lui permettra de reconstruire son identité.
Avec les patients souffrant d’anorexie, le thérapeute doit sans cesse composer avec son impatience à vouloir les guérir, pour introduire une certaine latence dans le soin. Un temps essentiel à la digestion de ce qui s’élabore et se déploie en eux.
La prise en charge du trouble bipolaire ne se limite pas aux épisodes aigus de la maladie et à la prévention des rechutes mais inclut les aspects spécifiques de la phase intercritique. Au cours de cette période, un dépistage systématique des troubles résiduels peut déboucher sur une prise en charge personnalisée et intégrative qui englobe le traitement médicamenteux et des mesures psychothérapeutiques ciblées.
Le centre hospitalier de la Chartreuse est à l’origine d’une véritable démarche de santé publique destinée à améliorer l’état bucco-dentaire des patients handicapés psychiques. Tous les acteurs de la sectorisation sont convoqués aux côtés des dentistes pour actionner un plan d’actions ouvert et dynamique.
L’impact fonctionnel des déficits cognitifs est très important chez les patients bipolaires mais leur prise en charge reste mal codifiée. Des programmes spécifiques de type remédiation cognitive sont en cours d’évaluation.
La rémission fonctionnelle dans le trouble bipolaire n’est pas toujours atteinte entre deux épisodes thymiques. Plusieurs facteurs influencent cette capacité (les déficits cognitifs, la sévérité de lamaladie, l’anxiété et les symptômes résiduels) sur lesquels il faut tenter d’agir.
L’étude Echo sur le vécu des patients bipolaires pointe une qualité de vie dégradée liée à la stigmatisation sociale et aux difficultés relationnelles et professionnelles. Les patients souhaitent davantage de dialogue avec les soignants et de soutien de la part de leur entourage.
Les centres experts bipolaires de la fondation Fondamental offrent un recours aux psychiatres et aux généralistes désireux d’obtenir une évaluation exhaustive et personnalisée pour leurs patients. Mlle L. a ainsi bénéficié de la compétence du centre bordelais.