Les jeunes femmes prennent une part croissante dans les soins psychiatriques

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Alors que les taux d’hospitalisation en psychiatrie à temps complet se stabilisent depuis 2020 en s’établissant à 4,5 pour 1 000 habitants en 2025, les taux à temps partiel augmentent. Cette hausse est portée par l’accroissement du recours chez les femmes, en particulier les plus jeunes (13-24 ans). En 2025, le recours à l’hospitalisation à temps complet est en effet 3 fois plus élevé dans cette tranche d’âge que chez les hommes du même âge.

C’est la dernière analyse de l’activité hospitalière réalisée par l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) qui le rappelle : en France, l’activité de psychiatrie se structure autour de prises en charge à temps complet, à temps partiel ou en l’ambulatoire. En 2025, le nombre de patients hospitalisés en psychiatrie continue de croître : on compte près de 412 000 patients hospitalisés en psychiatrie en France ; des soins qui ont généré 20,6 millions de journées de présence à temps complet ou à temps partiel. Les journées d’hospitalisation pour schizophrénie, troubles schizotypiques et troubles délirants ; pour troubles de l’humeur (affectifs) et pour troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes concentrent 72 % de l’activité d’hospitalisation à temps complet.

Focus sur la prise en charge des jeunes âgés de 13 à 24 ans en psychiatrie

En 2025, les jeunes âgés de 13 à 24 ans représentent 14 % de la population française et 18 % des patients hospitalisés pour motifs psychiatriques. En 2018, ils constituaient 14 % de la patientèle hospitalisée.

Les journées d’hospitalisations des jeunes concernent principalement les diagnostics « schizophrénie, troubles schizotypiques et troubles délirants » (F2), « troubles de l’humeur (affectifs) » (F3) et « troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes » (F4).

Entre 2018 et 2025, le nombre de journées d’hospitalisation pour les deux derniers diagnostics progresse respectivement de 6,8 % et 6,6 % en moyenne chaque année. Sur la même période, le nombre de journées pour « symptômes et signes relatifs à la connaissance, la perception, l’humeur, le comportement, le langage et la voix » (R4) a doublé. Ce diagnostic représente 2 % des journées d’hospitalisation des 13-24 ans.

En ambulatoire, les jeunes âgés de 13 à 24 ans représentent 19 % des patients en 2025 (après 16 % en 2018). En 2025, un quart des actes concernant les jeunes ont pour motif « troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes » (F4). Entre 2018 et 2025, ces actes portent la progression de l’activité ambulatoire associée aux 13-24 ans. Sur la même période, le nombre de journées pour « symptômes et signes relatifs à la connaissance, la perception, l’humeur, le comportement, le langage et la voix » (R4) a quadruplé. Ce diagnostic représente 5 % des actes des 13-24 ans en 2025.

Alors que la patientèle masculine a baissé entre 2018 et 2025 pour les hospitalisations (-0,9 % en moyenne par an) et a augmenté à un rythme modéré en ambulatoire (+1,2 %), la patientèle féminine hospitalisée a très fortement augmenté dans le même temps : à la fois en hospitalisation (+6,9 % en moyenne par an en hospitalisation) et en ambulatoire (+6 %). Sur la même période, la population des jeunes hommes âgés de 13 à 24 ans a augmenté en moyenne de 0,6 % par an et celle des jeunes femmes de 0,4 %.

• Analyse de l’activité hospitalière 2025 – Psychiatrie – « Depuis 2020, l’écart du recours entre les genres s’est fortement accentué chez les jeunes » (PDF) Septembre 2026.