Si la santé mentale a besoin de réseaux pour prendre en charge les situations complexes, il faut que ces outils restent habités par une procédure clinique.
Il est neuf heures. Une infirmière d’un CMP appelle un éducateur. La veille, une mère a téléphoné, épuisée. Son fils adolescent ne va plus au lycée, ne dort presque plus, refuse de consulter, mais accepte encore parfois de parler avec un adulte qu’il connaît. Le médecin traitant s’inquiète. L’établissement scolaire signale des absences. Le service social connaît la famille. L’équipe mobile pourrait se déplacer, mais à quelles conditions ? Qui appelle ? Que dit-on et que ne dit-on pas ? Qui sait quoi ? Enfin, que faut-il partager pour éviter que la situation s’aggrave sans pour autant transformer ce jeune en dossier circulant ?
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