N° 262 - Novembre 2021

L’activité physique collective, vecteur d’altérité

Auteur(s) : Jean-Michel BOURELLE, infirmier, cadre de santé, éducateur sportif et formateurNbre de pages : 6
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« Moi j’ai le sang chaud, c’est mes origines espagnoles ! » Au fil de séances de « ballon-prisonnier », Hugo, qui souffre de schizophrénie, parvient à réguler son agressivité et sa paranoïa. Il s’ouvre aux autres, interagit et semble de se reconnecter à ses émotions et au plaisir de jouer à plusieurs.

Ma réflexion sur les activités physiques en santé mentale s’enracine dans un long cheminement personnel et professionnel… À 20 ans à peine, alors en stage pour ma formation d’infirmier de secteur psychiatrique (ISP), j’ai été sollicité par des collègues pour intégrer une équipe de football (puis plus tard de volley-ball), mêlant à parité sur le terrain patients et soignants. J’ai ainsi participé très tôt à des rencontres inter-hospitalières organisées par l’Union des associations sportives des hôpitaux psychiatriques de France (UASHPF), aujourd’hui « Sport en tête », association à rayonnement national (1). Encore peu « aguerri » face aux personnes souffrant de troubles psychiques et avec parfois des troubles majeurs du comportement, j’hésitais entre envie et inquiétude… Mes craintes ont été balayées dès les premières rencontres sportives ! Ainsi, très tôt dans mon parcours professionnel, j’ai pu mesurer l’intérêt du sport collectif pour ces patients, quels que soient leurs troubles psychiques… Cela ne m’a plus quitté depuis, comme infirmier puis cadre de santé en psychiatrie.

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