Assurer le bien-être des étudiants en santé, c’est maintenant !

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Organisé le 25 mai dernier par la Conférence des doyens de facultés de médecine, un plan d’action pour maîtriser les risques psychosociaux des étudiants en santé a été présenté, acté et signé* en présence des ministres Olivier Véran et Frédérique Vidal, par les représentants des associations d’étudiants, des conférences universitaires de santé et ses représentants des gouvernances hospitalières et hospitalo-universitaires.

Bien qu’elles aient été avivées par la crise sanitaire actuelle, les préoccupations pour la santé
mentale des étudiants sont anciennes et largement partagées à travers le monde. L’attention est
toute particulière pour les étudiants en santé, davantage exposés aux risques de troubles anxieux,
de dépression et de comportements suicidaires. Si la crise sanitaire, par effet d’accentuation, a mis en exergue cette problématique sensible, elle incite aussi à s’en saisir avec encore davantage de résolution et de rigueur.

L’objectif de maitrise des risques psychosociaux des étudiants des formations en santé comporte
en premier lieu un enjeu organisationnel d’amélioration de l’accompagnement et de l’enseignement
des étudiants en santé de 1er et 2e cycle ; en second lieu, un enjeu de management des étudiants de
3e cycle rattachés à des centres hospitaliers universitaires ou non, ou affectés auprès de maîtres
de stage exerçant en libéral ; en troisième lieu, un enjeu communicationnel interne de pédagogie,
concertation et convergence en vue d’une communication externe concise, transparente et
responsable à l’heure où le mal-être des étudiants en santé se transforme en véritable enjeu national
de santé publique et induit une obligation de résultat pour l’ensemble des acteurs concernés.

Cette proposition de plan d’action est le résultat d’une mobilisation de plus de 140 participants*
représentant l’ensemble des acteurs partenaires. Ce plan d’action constitue le premier acte d’une initiative de long terme portée en synergie par l’ensemble des acteurs. Il devra être complété dans le cadre de la Conférence annuelle de concertation et de ses groupes de travail. Bien que non exclusives, ces propositions résultant du consensus représentent de facto le ferment d’un accord de l’ensemble des partenaires. La démarche entreprise, ciblée sur les formations médicales, pourrait être étendue aux formations paramédicales et pourquoi pas aux autres composantes de l’université qui sont impactées, à un moindre degré, par ces questions de bien-être étudiant. Parmi les propositions, il s’agira de :

• réformer les structures générales pour faire de la maitrise des risques psycho-sociaux une réalité ;
• réorienter le cadre juridique de traitement des signalements ;
• améliorer le fonctionnement des stages ;
• sensibiliser à l’éthique et à la prévention des risques psycho-sociaux dans le cadre de la formation pédagogique ;
• mettre en place de nouveaux outils de prévention au service des étudiants articulés notamment avec la médecine du travail et les services de santé universitaire.

*Signataires du plan d’action pour maîtriser les risques des étudiants des étudiants des formations en santé :
Présidente de l’ANEMF ; Président de l’ANEPF ; Président FNSIP-BM ; Président de la conférence des doyens de médecine ; Président de la conférence des doyens de pharmacie ; Président de la conférence des doyens d’odontologie ; Présidente de la conférence de maïeutique ; Président de la conférence des présidents d’université ; Président de la conférence des directeurs généraux de CHU ; Président de la conférence des présidents de CME de CHU ; Président de la conférence des directeurs généraux de CH ; Président de la conférence des présidents de CME de CH ;Président de l’ISNI ; Président de l’UNECD ; Président de l’ISNAR-IMG ; Présidente de l’ANESF