Crack en Île-de-France : les pouvoirs publics à la peine

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Cette synthèse, fruit d’un partenariat entre l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et l’Inserm, présente les principaux résultats de la recherche « Crack en Île-de-France », dont l’objectif est de réaliser un état des lieux de la situation actuelle du crack en Île-de-France afin, notamment, d’améliorer la prise en charge des usagers et, plus globalement, la réponse des pouvoirs publics à un phénomène identifié depuis une trentaine d’années.

L’étude montre la persistance du marché du crack depuis une trentaine d’années, de même que l’apparition de nouveaux acteurs de l’offre, dans un contexte d’élargissement des espaces de deal et de consommation dans la région parisienne. Elle revient également sur les conditions de mise en oeuvre des politiques publiques qui se sont succédé depuis l’émergence du phénomène.

Une estimation produite à partir des données des centres de soins, d’accompagnement et de prévention en
addictologie (CSAPA) situe à 42 800 (40 900-44 700), le nombre d’usagers de 15-64 ans consommant de la
cocaïne basée en 2019 en France. En Île-de-France, on estime que le nombre d’usagers de cocaïne basée ayant
fréquenté les CAARUD en 2019 se situe autour de 13 000, soit près de 70 % du public accueilli, dont une forte
part est concentrée à Paris et dans sa proche banlieue. À Paris, le marché est enraciné dans le Nord-Est.

Synthèse des principaux résultats de l’étude crack en iIe-de-France. (PDF), n° 2021, 03 , janvier 2021. Auteurs : Agnès Cadet-Taïrou (OFDT), Marie Jauffret-Roustide (Inserm), Michel Gandilhon (OFDT), Sayon Dambélé (Inserm), Candy Jangal (Inserm) .