L’entretien infirmier comme un voyage…
Hospitalisé à sa demande pour une dépression sévère et des idées suicidaires, Monsieur T. semble ce jour-là particulièrement sombre, ce qui n’échappe pas à un infirmier qui engage rapidement un entretien.
Hospitalisé à sa demande pour une dépression sévère et des idées suicidaires, Monsieur T. semble ce jour-là particulièrement sombre, ce qui n’échappe pas à un infirmier qui engage rapidement un entretien.
« Ils te laissent “attaché” avec ces sangles mais ils ne font rien. Tu ne reçois aucun soin… » Une recherche explore le vécu des personnes mises sous contention en psychiatrie, qui, en général, perçoivent cette intervention comme punitive et coercitive
À la croisée de l’évaluation et du soin, l’examen psychologique des victimes en Unité médico-judiciaire (UMJ) est avant tout l’opportunité qu’une demande d’aide puisse être envisagée avant même d’être élaborée.
La condition première du recueil et de l’identification des signes et des symptômes des états psychotraumatiques est l’attitude d’ouverture du soignant à la souffrance, cachée ou manifeste, et au discours du sujet.
La méthode des SARA© (Stages d’aide au rétablissement ambulatoire) permet d’élaborer un programme d’ETP et propose un nouvel abord du diagnostic éducatif, utilisable tout au long du programme, comme un fil de funambule tendu entre soin et éducation.
Déroulé au fil d’entretiens biographiques, le récit de vie permet au patient de revenir sur sa trajectoire. Pour accueillir cette parole, le soignant se situe dans une posture d’écoute active qui favorise la co-construction du parcours de soin.
Préalable essentiel pour engager un travail d’éducation thérapeutique du patient, le diagnostic éducatif constitue, au-delà de la démarche pédagogique, une étape fondatrice de l’alliance thérapeutique. Eclairage sur les écueils à éviter.
Le regard positif inconditionnel défini par Carl Rogers est peut-être l’attitude la plus soignante que l’on puisse trouver, celle dont la plupart des êtres manquent le plus : être considéré comme une personne digne de valeur, qui compte. Ce regard est un véritable antidote au jugement que chacun, en lui, porte sur soi.
Valentine, 78 ans, qui « fait tout » pour son mari plus âgé et dépendant, inquiète les services sociaux par ses propos suicidaires. Au cours de visites à domicile régulières, une infirmière de gérontopsychiatrie introduit du tiers dans un fonctionnement de dyade fusionnelle.
Pas facile d’expérimenter un quotidien sans alcool pour les patients dépendants. Au cours d’une cure de six semaines, Laurent, 50 ans, d’abord réticent, reprend confiance en lui, analyse son parcours et enclenche un travail sur lui-même.