N° 249 - Juin 2020
Est-il utile pour un soignant de partager son expérience avec un patient ? Quand et dans quel but ? Accepter de se découvrir, d’apporter une …
Est-il utile pour un soignant de partager son expérience avec un patient ? Quand et dans quel but ? Accepter de se découvrir, d’apporter une …
Proscrit par l’institution, le dévoilement de soi du clinicien renvoie à une image altérée de la relation de soin. Pourtant, c’est ce que le soignant mobilise de lui-même avec le patient qui permet à ce dernier de progresser.
Le Programme émotions positives pour la schizophrénie (PEPS) requiert l’implication des soignants sur le plan personnel et nécessite un usage subtil du dévoilement de soi. Illustration avec l’analyse d’une séquence où l’animatrice utilise délibérément ce procédé.
Le dévoilement de soi, défini comme les comportements ou les verbalisations qui révèlent une information personnelle du clinicien au patient, rend opérationnelle la notion d’authenticité. Utilisé à bon escient, ce partage d’expériences permet de rééquilibrer les places dans la relation thérapeutique.
En complément de sa prise en charge en alcoologie, Véronique, 55 ans, débute une hypnothérapie. Un parcours qui lui permettra d’apaiser ses traumatismes, de « fermer la porte » aux incessantes sollicitations de l’alcool et de « jeter des ponts » vers le futur
Le Plan souhaité d’organisation des soins, dit Plan SOS, associe les soignants à la rédaction de cette forme particulière de directives anticipées. Premiers enseignements et perspectives.
Faut-il hospitaliser sans son consentement Maryse, qui traverse un épisode aigu de sa maladie, au risque du placement de ses enfants et d’un impact très négatif sur son équilibre affectif et familial ? Reconnaissant la valeur clinique du savoir expérientiel, les directives anticipées auraient probablement pu la rassurer et lui permettre de consentir aux soins…
Concrètement, élaborer un Plan de crise conjoint (PCC) se fait en 4 étapes : la rédaction, la validation, la consultation ou l’application, et finalement la révision. Éclairage clinique à partir notamment de l’expérience de Gilles, médiateur de santé pair.
Instrument juridique non contraignant, les directives anticipées en psychiatrie ont une portée indicative pour le médecin, qui doit en prendre connaissance mais reste néanmoins libre d’apprécier les orientations définies.
Les directives anticipées psychiatriques constituent une piste prometteuse pour engager une relation partenariale dans les soins, en urgence comme en soins courants. À qui s’adressent-elles ? Que contiennent-elles ? Quels sont leurs effets ? Repères théoriques.