Le soin des héros
Comment qualifier l’action des soignants durant l’épidémie de coronavirus, bravant les risques pour eux-mêmes pour être auprès des malades ? Acte solidaire, moral ou héroïque ?
Philosophe en éthique médicale et enseignant à Sciences Po et à l’ESSEC. À partir de sujets d’actualité, il éclaire les soignants sur les grands enjeux éthiques. Voir aussi
Comment qualifier l’action des soignants durant l’épidémie de coronavirus, bravant les risques pour eux-mêmes pour être auprès des malades ? Acte solidaire, moral ou héroïque ?
Face au Covid-19, l’objectif de santé publique a imposé le confinement. Comprendre la tension entre nécessité collective et besoin individuel suppose d’envisager la notion de guérison comme un processus social.
Que signifie aider quelqu’un, et jusqu’où peut-on s’y engager sans compromettre son propre équilibre ? En inscrivant l’aide au plan sociétal, on passe du registre de la morale à celui de la solidarité.
Avant d’être une expérience spirituelle, la solitude est une épreuve psychologique. Pour accéder à l’une, il faut d’abord traverser l’autre en étant capable de maintenir un lien aux autres à l’intérieur de soi.
Selon l’irresponsabilité pénale, la personne souffrant, au moment de faits criminels, de troubles psychiques ayant aboli son discernenement ne doit pas être jugée mais soignée. Un principe régulièrement contesté
Les directives anticipées sont un moyen juridique d’assurer la continuité volontaire de mon identité dans les changements à venir. Ce qui suppose une certaine conception du moi dans le temps.
Malgré nos bonnes résolutions, la raison semble souvent impuissante à transformer nos vœux en volonté. Mais de quoi voulons-nous « guérir » ?
Notre société « inclusive » reste souvent une prétention hypocrite qui fait porter aux personnes handicapées les mêmes attentes d’adaptation qu’aux autres. Les trois dimensions du handicap permettent de mieux le penser.