10-11 décembre 2021 - Université de Paris

« Quand la vie bascule…, suites et incidences… »

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La vie parfois bascule, insidieusement, violemment.

La vie parfois bascule joyeusement, par choix.

Basculer, c’est être bousculé dans ses certitudes, ses fragilités, son corps.

C’est être contraint, à se mettre en pause ce qui déclenche un sentiment d’exclusion et de déconstruction.

C’est aussi à l’inverse, se décider intentionnellement à emprunter la bifurcation qui se présente à soi.

C’est rompre avec hier, s’effondrer ou se recomposer. Se réinventer. Changer de route.

La vie de couple, de famille, le travail, la santé, les guerres, la mort nous confrontent à notre vulnérabilité.

Les violences sociales, les menaces terroristes, le défi climatique alarment. La brutalité de la crise sanitaire qui astreint à des ruptures temporelles, à des limites incertaines, impose un présent radicalement différent du présent ordinaire.

De tels chocs paralysent ou boostent les envies de changements de vie, professionnels, de statuts.

Certains réagissent, y voient des occasions d’heureux rebonds, s’ouvrent à de nouvelles perspectives, y puisent l’énergie d’échapper à une destinée imposée.

D’autres encore se protègent de tous tumultes, cramponnés à l’idée que, non « rien ne changera ». Refusent de voir.

Ces bascules sont inéluctables, aucune vie n’existe sans ruptures. Mais que nous révèlent-elles sur notre identité ? Est-elle donnée une fois pour toutes ? Où est-elle en butte elle aussi à la discontinuité ?

Que nous enseignent-elles sur notre capacité à se réconcilier avec l’impermanence ? Sur la conscience de notre précarité ? Sur notre désir de lucidité ?

Paradoxalement, c’est dans ces cassures où l’on prend conscience de sa vulnérabilité que l’on mesure sa détermination, sa combativité, son instinct de survie. En nous mettant face à ce que nous ne sommes déjà plus.

Et face à ce que nous sommes en train de devenir.

Rens. : tél. : 05 55 26 18 87, info@gypsy-colloque.com, www.gypsy-colloque.com