Séminaires théorique et clinique organisés par la Société Européenne pour la Psychanalyse de l’Enfant et de l’Adolescent (SEPEA)
« Ma séparation d’avec Albertine (…) était comme une allégorie de tant d’autres séparations. Car bien souvent, pour que nous découvrions que nous sommes amoureux (…) il faut qu’arrive le jour de la séparation » Proust, La fugitive.
Les expériences de séparation sont des épreuves inhérentes à la condition humaine tout au long de la vie et chaque fois contraignent à un travail intrapsychique qui peut être plus ou moins accompli et, réussi, plus ou moins douloureux et angoissant. Dans Deuil et mélancolie, Freud ouvre les voies du traitement de la perte, tant dans ses potentialités fécondes que dans ses dévastateurs écueils. En 1926, il relie pour l’enfant, l’angoisse de séparation à la détresse de la première rupture à la naissance puis à l’absence de sa mère, avec le danger de perte d’amour. Et l’analogie s’impose tant avec l’angoisse de castration qu’avec l’angoisse la plus originaire, celle de la séparation du bébé d’avec le corps de la mère. Et comment un très jeune enfant accède à une représentation de la mère absente, conservant ainsi les traces de son investissement lui assurant une continuité et une permanence de l’objet ?
Dans tout travail thérapeutique, la séparation est convoquée dans la relation transféro-contre transférentielle. Nous interrogerons ses modalités d’expression, les enjeux psychiques. Comment le thérapeute peut- les repérer, les accompagner, les contenir, les interpréter.
Informations pratiques :
- Journée en deux séminaires : théorique le matin et clinique l’après-midi
- Les « Samedis» de la Sepea sont ouverts aux psychothérapeutes, sous réserve d‘un entretien préalable avec un membre de la Sepea
- Pour plus d’informations
- Contact : 06 02 18 80 39 ou association@sepea.fr










