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Dispositif de plus en plus envahissant pour les soignants, le téléphone peut être investi par des patients psychotiques comme une suppléance qui les protège du vide et de l’intrusion de l’autre. À condition de le penser comme tel…
De la vérification de l’heure d’un rendez-vous à des renseignements sur les médicaments, des récriminations aux confidences, les secrétaires du Centre de santé mentale restent, grâce au téléphone, au centre du dispositif de soin.
Au-delà de l’outil indispensable à l’organisation des soins, le téléphone est, particulièrement en psychiatrie, un subtil vecteur de suivi relationnel, de lien, d’interventions thérapeutiques, comme en témoignent les histoires de
trois « patients-appelants ».
Fort d’une longue expérience d’écoute téléphonique, le Centre psychiatrique d’orientation et d’accueil (CPOA) de Paris joue un rôle pivot dans la gestion des urgences psychiatriques. Actualités et perspectives.
Plusieurs recherches attestent que le recontact des suicidants à la sortie de l’hôpital, en particulier par téléphone, réduit les récidives. Détail des méthodes et ressentis des patients.
Le recontact téléphonique systématique des suicidants est un dispositif de veille qui permet d’évaluer des difficultés, de repérer des situations à risque et des symptômes passés inaperçus lors du passage aux urgences… Illustration à partir de cinq histoires cliniques.
Le service Écoute-famille propose aux proches de personnes souffrant de troubles psychiques un accueil téléphonique assuré par des psychologues cliniciennes.
Un espace qui leur permet de « penser » autrement et d’amorcer un changement.
Le développement d’outils issus des Technologies de l’information et de la communication (TIC) permet dès à présent de proposer des supports de soins innovants en santé mentale. À condition de repenser certaines organisations et de voir évoluer les mentalités.
Le cadre de soin influence le contenu et réciproquement, ce qui suppose de le positionner dans un ensemble de contraintes et de libertés. Le soignant doit ainsi poser le cadre pour parfois mieux s’en affranchir.
En psychiatrie, le cadre désigne l’ensemble des conditions pratiques et psychologiques, matérielles et contractuelles, qui permettent, en étant ajustées aux possibilités du patient, un processus thérapeutique.