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L’alliance thérapeutique peut être définie comme une relation consciente de collaboration entre un thérapeute et un patient.
Apparemment évident, ce concept ne fait pas consensus. Exploration d’une notion dont la clinique reste à construire.
Le point de départ du travail clinique reste une situation humaine assez banale qui place en co-présence deux individus qui vont avoir affaire l’un avec l’autre. Repères pour la pratique…
Notion complexe, l’alliance thérapeutique n’est pas un phénomène statique. Plusieurs recherches affirment clairement son importance pour différentes formes de psychothérapies et permettent de clarifier certains éléments clés.
L’arrivée de Paul-Eudes, 15 ans, un « caïd » aux mensurations impressionnantes, suscite bien des appréhensions dans l’unité d’hospitalisations pour enfants et adolescents. L’équipe soignante progresse avec prudence vers une alliance qui ne le fasse ni fuir ni attaquer.
Longtemps considérée comme le coeur des soins infirmiers, la relation avec le patient doit aujourd’hui s’adapter et se
reconfigurer. Recension rapide des écrits et perspectives d’évolution.
Le tiers, par un acte de relation qu’on peut nommer alliance thérapeutique, donne « de son temps » mais plus encore sa
temporalité pour inscrire l’individu dément dans une continuité d’être et reconstruire sa dignité.
Condition nécessaire pour toutes psychothérapies, l’alliance thérapeutique reste un lien complexe à engager et à définir. Elle peut être pensée suivant deux formes paradigmatiques, le contrat et le pacte, la première pouvant mener à la seconde.
Les patients borderline ont souvent tendance à malmener le thérapeute, suscitant chez lui des sentiments d’impuissance, d’agacement voire d’hostilité. Une dimension ludique peut
malgré tout permettre de partager des affects d’une rare intensité et contenir des mouvements pulsionnels enragés.
L’alliance thérapeutique constitue un équilibre acquis sur le fond d’une double inégalité, celle du pouvoir et du dévouement. Cette conquête nécessaire, merveilleuse et fragile, fait que le
dévouement ne devient pas servitude et que la compétence ne devient pas domination.
Quel est le degré de régression souhaitable et supportable pour un sujet âgé ? Quand le soutien de sa dépendance risque-t-il de devenir un obstacle au retour de sa maturité ? À quel moment le soignant se trouve-t-il du côté de la réorganisation, de la liaison et de la vie ou de la désorganisation, de la division et de la mort ?…