La psychomotricité est une pratique de résistance au clivage corps/psyché. Entre héritage psychanalytique et essor des neurosciences, cet article interroge sa place dans le champ du soin et défend une vision globale, sensible et engagée du sujet, où le corps demeure un vecteur essentiel de subjectivation et de lien.
Depuis ses origines, le terme de psychomotricité met au centre de son objet d’étude toute la complexité du sujet humain (son âme, son esprit, ses émotions, son corps), une entièreté inlassablement réinterrogée. La psychomotricité, souvent définie comme un « métier à tisser », malgré sa modeste position dans le monde du soin, s’est emparée dès son origine des grands débats d’idées, en premier par la juxtaposition des termes « psycho » et « motricité » sans trait d’union. Mon hypothèse est donc que la psychomotricité est, intrinsèquement, une pratique de la résistance pour contrer toute pensée clivante de l’humain.
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