N° 261 - Octobre 2021

Protection juridique et sécurité affective…

Auteur(s) : Pierre CHARAZAC, psychanalyste et psychiatreNbre de pages : 5
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Le degré de vulnérabilité d’une personne démente ne préjuge pas de la complexité de la question de sa protection. Il n’existe en effet pas de véritable relation de protection sans acceptation de l’ambivalence, c’est-à-dire la part d’agressivité dans l’amour.

« Maman veille sur moi », déclare une résidente très âgée impatiente de rentrer à la maison où celle-ci est supposée l’attendre. Jugeant nécessaire d’intégrer les problèmes de la représentation juridique d’un parent à la question plus vaste de sa protection affective, nous nous sommes demandé pourquoi cette notion est si peu présente dans la pensée d’un auteur aussi averti de l’état de dépendance que Winnicott. Ce mot ne figure en effet dans aucun de ses textes majeurs sur le rôle de l’environnement dans le développement affectif de l’enfant, y compris durant la période où il est, à l’instar d’un grand vieillard, assurément le plus vulnérable. Pour Winnicott, à ce stade, la principale fonction de la mère est de procurer à son enfant des expériences de satisfaction et de frustration, et de lui assurer un environnement suffisamment bon et stable pour se prêter à une relation hostile, voire cruelle. Dès lors, il ne saurait être question de sa part de protection mais d’adaptation.

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