Suicide assisté et motif psychiatrique : une revue de la littérature

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L’aide médicale à mourir est discutée depuis des dizaines d’années en médecine. Dix pays sont favorables à l’euthanasie et/ou au suicide assisté. La fréquence et les pratiques sont assez différentes d’un pays à l’autre. L’intégration des souffrances psychiques liées aux pathologies psychiatriques comme condition légale suffisante à leur accès dans quatre pays a rendu cette question d’autant plus complexe. Pour ces troubles, il ne s’agit plus de choisir les modalités du décès mais bien la survenue de ce décès. Ce travail est une revue de la littérature narrative s’intéressant au profil des patients souffrant d’un trouble psychiatrique qui entreprennent une telle démarche.

Méthodes

Ont été abordés des articles scientifiques, des rapports et des textes de loi.

Résultats

Les diagnostics les plus fréquemment retrouvés étaient les troubles dépressifs et les troubles de la personnalité. Il s’agissait le plus souvent de femmes, à la différence du suicide, et de personnes d’âge moyen.

Conclusions

Les questions de l’intrication de symptômes thymiques, de biais de raisonnement et de perturbations cognitives entravant le jugement, de l’accès et du consentement aux soins, de l’évaluation de la souffrance psychique et de la définition de l’incurabilité des troubles psychiatriques font particulièrement débat. À ce jour, les connaissances médicales et les outils d’évaluation ne semblent pas assez satisfaisants pour définir les indications éventuelles et accompagner au mieux des demandes d’assistance médicale à la fin de vie pour motifs psychiatriques.

Voir : La pratique de l’euthanasie et du suicide assisté pour motif psychiatrique, L. Guerinet, Marie Tournier, in L’Encéphale, https://doi.org/10.1016/j.encep.2020.10.002