L’activité s’intensifie en psychiatrie

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La Commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS) consacre dans son dernier rapport un éclairage spécifique sur l’offre de soins en psychiatrie, troisième poste de dépenses hospitalières. Les experts notent que « si la France se trouve être relativement bien dotée dans le cadre de la prise en charge de la santé mentale, elle le doit autant à ses capacités d’accueil, qui la placent dans la moyenne des autres pays européens qu’à l’organisation en réseau de son offre hospitalière publique, fondée sur le secteur. » L’offre de soins reste plurielle, majoritairement publique et essentiellement tournée vers la prise en charge en ambulatoire.

On relève également une activité caractérisée par un taux d’occupation des lits élevé (près de 90 % en 2012), en progression ces dernières années, tandis que la durée moyenne de séjour est passée de 29,6 jours en 2007 à 28,8 jours en 2012. Globalement, au regard de la faible évolution des capacités, cela signifie que l’activité s’est nettement intensifiée, même si « ce taux national et son évolution masquent néanmoins de fortes disparités au niveau régional et interrégional ». Selon la CCSS, « ce recours accru aux structures de soins de psychiatrie ne peut être imputé à des causes épidémiologiques. Des causes organisationnelles peuvent également être invoquées. En particulier, le manque de solutions en amont et en aval de la prise en charge pourrait également expliquer l’augmentation du taux de recours à travers l’allongement de la durée des séjours prolongés (ou la répétition de ceux-ci) et le recours accru à l’hospitalisation sous contrainte. »

  •  Les comptes de la sécurité sociale. Résultats 2013, prévisions 2014. CCSS, juin 2014, 209 p. Plus d’infos sur www.securite-sociale.fr