Rendez visite aux « Fous du IV bis »

FacebookTwitterLinkedInEmail

Cette pièce de théâtre se passe dans une clinique psychiatrique, où les patients souffrent de maux plus ou moins graves qui les a conduits à se faire hospitaliser. Le pavillon IV bis propose, outre les méthodes classiques, une psychothérapie expérimentale dite « méthode Viterbo » : chaque malade doit tenter d’aider chacun des membres de son groupe à surmonter ses problèmes, sous l’œil professionnel d’un médecin et d’une infirmière spécialisés. Les séances ont lieu tous les jours en fin d’après midi, « avant l’heure où les psychoses culminent ». Nous assistons à deux séances assez récréatives sous l’auvent de ce pavillon : la première a lieu après le départ d’un patient et la deuxième commence avec l’arrivée d’un nouveau pensionnaire. Le dénouement permettra de juger de l’efficacité de la méthode…

On rit beaucoup dans cette comédie décalée, tendre, qui questionne sur la folie, la différence, la tolérance… et renvoie chacun à ses faiblesses et ses blessures. Car la drôlerie n'exclut pas une certaine gravité, et sous les répliques loufoques (parfois en chansons…) , il est question de la condition humaine, de l'incompréhension face à un monde démesuré, des pulsions, des peurs… Les acteurs sont formidables de naturel et de sincérité, et, avec une belle générosité, entraînent le public du côté de la bienveillance. Une vision humaniste du fou, qui n'est pas toujours là où on l'attend…

La pièce est signée de Sotha, qui bichonne depuis de longues années le public du Café de la gare. On peut boire un verre avec la troupe après le spectacle, on se sent bien dans ce lieu simple et chaleureux. Et pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l'origine de cette pièce (car on n'écrit pas par hasard sur ce sujet), un site lui est dédié : www.cdlg.fr/lesfous