Lien vital
Entretien avec Louise Lambrichs, auteur du “Livre de Pierre” (1), puis avec Françoise Bessis, psychanalyste, respectivement vice-présidente et présidente de l’association Psychisme et cancer (2).
Entretien avec Louise Lambrichs, auteur du “Livre de Pierre” (1), puis avec Françoise Bessis, psychanalyste, respectivement vice-présidente et présidente de l’association Psychisme et cancer (2).
Les interventions du département de psycho-oncologie de l’Institut Paoli-Calmettes, à Marseille, visent à apporter un soutien psychologique aux patients
et à leur entourage : famille mais aussi soignants.
De la maladie vécue comme une catastrophe à la maladie vécue comme “une bonne chose”.
Une recherche clinique menée par un service de psychiatrie générale et un service de psychosomatique pose la question des rapports particuliers entre les troubles psychotiques et les troubles somatiques.
L’annonce du diagnostic puis l’information préalable aux examens et interventions ultérieurs sont des étapes clés de la communication avec le patient cancéreux et ses proches.
Les hallucinations auditives ne répondent pas toujours bien au traitement neuroleptique. Il est donc nécessaire d’utiliser, en complément, des méthodes pour faire face ou des thérapies pour aider la personne à intégrer cette expérience. Parmi elles, les thérapies cognitives et comportementales.
Face aux hallucinations, le travail des soignants est de « créer un lien » avec le patient, dans toute sa complexité délirante, pour pouvoir le reconnaître et tenter de le rejoindre là où il est, dans son étrangeté même, depuis là où nous sommes.
Le rêve a été pour Freud la voie royale pour accéder à l’inconscient du névrosé ; Guy Gimenez, psychologue clinicien, considère que l’hallucination est la voie royale pour explorer les processus psychiques psychotiques. Dans son ouvrage « Clinique de l’hallucination psychotique » (1) il illustre cette thèse en se référant, d’une part aux modèles psychanalytiques et psychiatriques, et à sa pratique clinique d’autre part.
Le sujet psychotique est à l’égard de ses hallucinations dans la réplique permanente. Qu’il s’agisse de les réfuter, de s’en offusquer ou de les compléter, il est avec elles dans un dialogue incessant. Car, ce qui se
joue entre lui et elles, c’est la question même d’une « signification personnelle » en train de se construire et qui, lentement ou brutalement,
bouleverse non pas son champ sensoriel, mais sa compréhension du monde.
Une fois par mois, le temps d’une soirée, à Lausanne, en Suisse, le groupe « Hallucinations et Perceptions » se réunit. Au programme : témoignages et échanges, pour tenter de partager avec l’autre ce qui relève de l’indicible.