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Le passage à l’acte criminel correspond un moment de bascule face à une menace centrée sur la vie ou sur l’intégralité du sujet. L’auteur étudie ici le passage à l’acte criminel psychotique, paranoïaque, infanticide,passionnel et pervers.
L’environnement participe à la régulation psychique des auteurs de passage à l’acte violent sexuel. La victime, utilisée comme exutoire des tensions psychiques, est alors un élément de cet environnement externe.
Chez le patient souffrant de schizophrénie, le passage à l’acte hétéro-agressif, dont l’homicide, est associé à des facteurs de risque bien identifiés qu’il faut savoir repérer.
Après un passage à l’acte meurtrier, M.B est pris en charge en Unité pour malades difficiles. L’équipe soignante procède à une analyse sémiologique de son délire à la lumière du contexte culturel.
Au cours d’une visite à domicile, Marie est agressée par un patient dont elle est l’infirmière référente. Après le récit des faits, elle nous livre comment elle s’est reconstruite, pas à pas, dans l’après-coup.
Avec les patients souffrant de schizophrénie ou de troubles de l’humeur, la prévention et la réduction de la violence doivent s’appuyer sur des recommandations issues d’une clinique rigoureuse, étayée pat la formation, la supervision et un dépistage des signes d’appel.
La folie est à ce point inhérente au phénomène humain qu’aucun des aspects auxquels on voudrait la réduire ne saurait s’en abstraire. Comme l’a écrit Pascal, « les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie de n’être pas fou ». Peut-être est-ce la vocation de la psychiatrie d’en témoigner. « La folie est le noyau de l’être humain », écrivait François Tosquelles.
Il apparaît impossible de réfléchir autour de la maladie mentale, de son traitement et des informations à apporter au patient et à son entourage, sans prendre en compte la stigmatisation de celui qui en souffre et de ceux qui l’accompagnent. La déstigmatisation est l’affaire de tous: des politiques, des acteurs sociaux et de chaque soignant, quel que soit son lieu d’exercice, sans oublier les étudiants en soins infirmiers.
La psychiatrie qui ne prend pas en compte le psychisme mais uniquement les outils cognitifs qui lui permettent d’exister ou seulement les symptômes qui lui font s’exprimer, passe à côté du sujet dans tous les sens du terme. Espérons donc un retour au psychisme pour que la psychiatrie ne s’avère pas avoir été une illusion sans autre avenir que l’éradication du symptôme ou le conditionnement de la déviance par rapport à la norme sociale.
Elle s’appelle Odile, elle a 18 ans. C’est son premier stage en psychiatrie. Je la sens toute tendue. Elle est raide de se battre pour se donner une contenance. Rester maîtresse de soi-même. Que lui a-t-on dit de la psychiatrie ? Quelles représentations de la maladie mentale s’est-elle forgée au fil des échanges avec les enseignants, avec ses collègues de promotion ?