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Une recherche clinique menée par un service de psychiatrie générale et un service de psychosomatique pose la question des rapports particuliers entre les troubles psychotiques et les troubles somatiques.
De la maladie vécue comme une catastrophe à la maladie vécue comme “une bonne chose”.
Les interventions du département de psycho-oncologie de l’Institut Paoli-Calmettes, à Marseille, visent à apporter un soutien psychologique aux patients
et à leur entourage : famille mais aussi soignants.
Entretien avec Louise Lambrichs, auteur du “Livre de Pierre” (1), puis avec Françoise Bessis, psychanalyste, respectivement vice-présidente et présidente de l’association Psychisme et cancer (2).
À l’exception du Québec, tous les sexologues du monde sont logés à la même enseigne : sans droit, ni titre. La sexologie demeure donc une pratique tolérée, tout juste sortie de la clandestinité. Le panorama recensé des professionnels qui se qualifient de « sexologues » augure mal de la possibilité d’homologuer un jour prochain un stéréotype d’exercice. Une situation qui devrait encore durer…
Aujourd’hui, la santé sexuelle s’impose de plus en plus dans la consultation de tous les praticiens, médecins généralistes, psychiatres, urologues et sexologues se retrouvant au premier plan. L’irruption d’une pharmacopée sexuelle, en raison de la simplicité de sa prescription et de son efficacité sur le symptôme érectile, a profondément élargi la demande des patients. Mieux systématisée, la prise en charge des dysfonctions sexuelles masculines fait l’objet d’un travail en réseau.
Les femmes viennent en consultation interroger une sexualité considérée en défaut. Elles allèguent de motifs divers dont les plus fréquents sont l’anorgasmie, la dysorgasmie, la frigidité, la dyspareunie, le vaginisme. L’ambiance de la consultation est empreinte de la subjectivité du symptôme. Évidemment, ce dernier ne fait pas le diagnostic et ne résume pas, à lui seul, cette femme.
Les différents concepts qui sous-tendent la théorie analytique et la pratique sexologique semblent confortés leur incompatibilité. Pourtant, la « sexothérapie analytique » emprunte pour l’essentiel à Freud et à la psychanalyse; elle doit le reste à l’expérience sexologique et à son pragmatisme
Rencontre avec Suzanne Képès, gynécologue, médecin du travail, psychosomaticienne et directrice d’enseignement en sexualité humaine à l’université de Paris-XIII, autour de la psychosomatique sexuelle
Avec Aline et sa sexualité débridée, nous avons avancé sans aucun des repères cliniques que la sexologie aurait pu nous fournir tout en sachant, qu’à elle seule, elle n’aurait pu éclairer son comportement. En institution, la sexualité telle qu’elle se manifeste, ou ce que nous en percevons, remet souvent en cause ce que nous croyons savoir.