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L’information et l’éducation des patients atteints de schizophrénie et de leurs familles est aujourd’hui possible. Elle doit néanmoins obéir à certains impératifs, notamment de clarté et de précision présentés par l’ensemble des programmes éducationnels sur le marché.
L’Atelier du médicament, mis au point au CH Gérard Marchant de Toulouse, offre la possibilité d’un partage de connaissances entre professionnels du soin,
tenants de la culture psychiatrique, et patients, tenants de l’expérience.
Le CH de Saint-Egrève a élaboré des projets éducatifs maison axés sur les groupes de parole et portant, l’un sur l’hygiène et la présentation, l’autre sur l’observance du traitement neuroleptique.
Entretien avec Jérôme Favrod, infirmier responsable, dans le canton de Vaud(1),
de programmes de soins en psychiatrie, créateur du jeu Compétences et membre fondateur du Réseau francophone des programmes de réhabilitation psychiatrique.
D’un point de vue psychodynamique affirmer que la toxicomanie et la psychose sont très proche l’une de l’autre a de quoi surprendre.Et pourtant,si l’on y regarde de près , il existe de nombreux points communs entre les deux pathologies dont le principal serait la privation d’une partie de soi.
Qu’y a-t-il donc d’insupportable dans ce que rapporte le psychotique sur l’expérience de sa maladie pour que le soignant éprouve le besoin d’y mettre du sens commun avec des outils dits pédagogiques ?
Comment un outil d’information et d’éducation permet au patient l’ouverture de son monde interne pour entrer dans un échange où chacun, soignant comme
soigné, donne autant qu’il reçoit.
Les outils ne manquent plus pour qui veut développer la psycho-éducation…
Les « petits soins », qui traduisent le souci de l’autre, le respect du savoir qu’il a sur son propre fonctionnement, sont à la base de l’accompagnement du patient et constituent l’espace privilégié des soins infirmiers.
La possibilité pour l’infirmier psychiatrique d’intégrer dans l’exercice de son
métier des actes de soins non prévus expressément dans son contrat de travail suppose qu’il ne se sente pas menacé dans son identité professionnelle (1).