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Au fil de l’évolution de la maladie de son parent âgé, l’aidant sera confronté à différentes situations. Au Québec, la chaire Desjardins en soins infirmiers à la personne âgée et à la famille propose trois programmes psychoéducatifs pour soutenir la santé mentale des proches aidants.
Les dispositifs de répit proposés aux aidants familiaux et aux personnes atteintes de maladie d’Alzheimer ont considérablement évolué au cours de la dernière décennie. Ils s’appuient aujourd’hui sur la dimension positive et gratifiante de l’aide apportée et s’adressent au binôme aidant-aidé.
Face au vieillissement de ses parents, l’« enfant-soignant » est confronté à une angoisse très particulière du fait de sa formation et de sa pratique, au risque de développer parfois une véritable « dépression hostile ».
Par sa souplesse, la visite à domicile reste aujourd’hui une modalité de soin irremplaçable du secteur. Retour aux sources de cette pratique et état des lieux pour les soignants.
Si la visite à domicile renvoie à des notions de surveillance, la pratique va bien au-delà. Elle permet au patient de se reconstruire, aux proches de bénéficier d’un appui et au soignant d’assumer une fonction de médiation entre le patient et ses objets.
D’une extrême complexité, l’intervention psychiatrique au domicile de la personne en souffrance psychique mobilise fortement les subjectivités des partenaires impliqués.
Replacer la pratique de la VAD dans son contexte historique et social et dans celui de la psychose permet d’en comprendre les multiples enjeux. Elle vient alors s’inscrire dans les interrogations sur l’évolution du secteur aujourd’hui.
La maison apparaît comme une métaphore de notre intérieur. Le concept du moi-peau joue alors un rôle majeur pour discriminer le dehors et le dedans, l’intime et le public. Des outils théoriques indispensables pour bien mesurer les enjeux de la visite à domicile.
Au-delà de l’abri contre les agressions, le domicile réalise une séparation entre les espaces public et privé, entre le cercle de l’intimité et celui de la sociabilité. Mais le savoir habiter est une conquête qui nécessite pour certaines personnes un accompagnement.
Encadrée par les principes de protection de la vie privée et du secret professionnel, la visite à domicile (VAD) est un véritable défi pour la relation de soin. La loi du 5 juillet 2011 sur le soin sans consentement n’a pas modifié les conditions de cet exercice, susceptible d’être déployé dans le cadre d’un programme de soins.