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Dans une équipe peuvent se côtoyer différentes lectures d’un symptôme et diverses approches de prises en charge. L’essentiel, c’est que les soignants tentent de rejoindre le patient là où il se trouve, afin de l’accompagner en se soutenant les uns les autres à tour de rôle, tels des trapézistes.
L’imagerie cérébrale fonctionnelle permet aujourd’hui d’étudier comment les psychoses schizophréniques s’incarnent dans les modifications du fonctionnement cérébral.
Grâce à l’établissement d’un « diagnostic social », l’assistante sociale apporte à l’équipe médicale dans son ensemble l’éclairage spécifique et complémentaire qui lui permettra d’adapter le traitement à une réalité sociale donnée.
La suppression massive de lits d’hôpitaux psychiatriques rend crucial le problème de l’autonomie des patients schizophrènes en matière de logement et oblige à chercher des solutions en termes de partenariat entre patients, familles, élus, soignants.
La thérapie psychomotrice dans les schizophrénies favorise la réappropriation par le patient de son histoire et le rétablissement du lien espace-temps.
L’ergothérapie, en ne se focalisant pas sur l’objet créé mais sur l’acte créateur, permet au sujet schizophrène d’éprouver la possibilité d’un espace social partageable.
Quand la maladie vient opportunément remplir un vide et supplée un manque à être, on n’est pas loin de ce que Susan Sontag a nommé « La maladie comme métaphore » ; Damien, au terme de cette traversée, épingle cette figure de style, dans l’esprit de ce nouveau métier (il est correcteur de presse et d’édition) qui a ponctué son retour à la vie, à l’âge de 24 ans.
La psychothérapie institutionnelle accueille la psychose à travers un dispositif collectif qui fait appel à la notion de « pacte soignant » et renvoie à la dimension du désir inconscient.
Entretien avec Marie-Noelle Schurmans, docteur en sociologie, professeur à l’université de Genève, auteur de « Maladie mentale et sens commun ».
Dans les soins à proposer aux personnes en difficulté avec l’alcool, partisans de l’abstinence et de la réduction de la consommation se sont longtemps opposés. Aujourd’hui, ces deux objectifs peuvent être envisagés en fonction de chaque patient.