Dans un article publié sur Encéphale Online, et intitulé « Examen médical en psychiatrie : la HAS met fin à une exception médicale ! », le Dr Pierre-Alexis Geoffroy signale que dans son nouveau référentiel de certification (applicable au 1 janvier 2027), la Haute autorité de santé (HAS) a modifié la rédaction du critère relatif à l’examen somatique initial en psychiatrie. Celui-ci peut désormais être réalisé « par un médecin qui peut être celui qui a réalisé l’évaluation mentale ».
La description du critère était la suivante :
La prise en charge psychiatrique intègre un examen somatique permettant le diagnostic différentiel des pathologies et l’identification des comorbidités somatiques susceptibles d’interférer avec la prise en charge psychiatrique. Cet examen somatique, réalisé dans les 24 h pour les hospitalisations sans consentement ou plus tôt pour les autres par un médecin autre que celui ayant réalisé l’évaluation mentale, donne lieu à un suivi régulier, en lien avec le médecin traitant et/ou les services spécialisés si nécessaire. Ce suivi est tracé dans la lettre de liaison.
La nouvelle description dudit critère est celle-ci :
La prise en charge psychiatrique intègre un examen somatique permettant le diagnostic différentiel des pathologies et l’identification des comorbidités somatiques susceptibles d’interférer avec la prise en charge psychiatrique. Cet examen somatique, réalisé dans les 24 h pour les hospitalisations complètes sans consentement ou au plus tôt pour les hospitalisations complètes en soins libres, par un médecin qui peut être celui qui a réalisé l’évaluation mentale. Il donne lieu à un suivi régulier, en lien avec le médecin traitant et/ou les services spécialisés si nécessaire. Ce suivi est tracé dans la lettre de liaison et est la préoccupation des équipes de soins ambulatoires en lien avec les médecins traitants.
L’auteur précise que la HAS « reconnaît explicitement la possibilité pour le psychiatre d’assurer une évaluation médicale globale de son patient, mettant ainsi fin à une exception médicale aussi artificielle que surannée ».










