Journée mondiale de prévention du suicide : « Le suicide, parlons-en »

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A l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, ce 10 septembre 2021, dont la thématique pour les 3 années à venir est « Créer l’espoir par l’action », l’Union nationale pour la Prévention du Suicide (UNPS) rappelle que chaque année, on compte 800 000 décès par suicide dans le monde et 9 000 en France (soit 25 personnes par jour). Le suicide est souvent la seule réponse que des femmes et des hommes en grande souffrance ont trouvée pour y mettre fin. Pourtant, le suicide n’est pas une fatalité. De nombreux passages à l’acte peuvent être évités en parlant haut et fort du suicide.

Un bien triste record : la France est un des pays en Europe où l’on se suicide le plus. Avec 25 suicides par jour, le suicide reste une cause de décès trop fréquente, les trois quarts sont des hommes, majoritairement des adultes entre 45 et 54 ans ou des personnes âgées de plus de 75 ans. C’est aussi la deuxième cause de mortalité chez les 15/25 ans ! Au quotidien, ce sont près de 700 personnes qui tentent de se suicider.

« Agissons pour accueillir, écouter ou accompagner toutes celles et ceux qui sont tourmentés par l’envie de s’ôter la vie ou par le suicide d’un proche. »

A l’occasion de cette Journée, l’UNPS mène deux actions :
– la diffusion sur les réseaux sociaux du film « Un petit mot pour sauver une vie » pour initier les démarches d’aides aux personnes en situation de mal-être ;
– un village associatif le 10 septembre Gare de Lyon à Paris (niveau correspondances RATP) de 14h à 19h.

Partout en France, de nombreuses manifestations et conférences rythmeront cette journée de sensibilisation et de mobilisation. A Montpellier, l’équipe du Département d’Urgence & Post Urgence Psychiatrique (DUPUP) du CHU de Montpellier présente notamment ses dispositifs mis en œuvre pour affronter une nouvelle rentrée marquée par la COVID.

Pour aller plus loin, vous pouvez également vous reporter aux quatre dossiers que Santé Mentale a consacré à ce sujet : n° 256 « Prévenir la réitération suicidaire » ; n° 213 « Suicide et travail » ; n° 182 « Famille et suicide » ; n° 134 « Le suicide…et après ? »

Prédire le risque suicidaire chez les étudiants, grâce à l’intelligence artificielle
Grâce à l’intelligence artificielle et à la méthode d’apprentissage automatique, des chercheurs de l’Inserm et de l’Université de Bordeaux sont parvenus à développer un algorithme permettant d’identifier de façon précise les principaux facteurs prédictifs des comportements suicidaires au sein d’une population étudiante. L’étude s’est appuyée sur le suivi sur plus d’un an de plus de 5 000 étudiants français ayant répondu à des questionnaires. Les informations recueillies par ce biais ont renseigné les chercheurs à la fois sur la santé des participants, leurs consommations de drogue et d’alcool, leurs antécédents médicaux et psychiatriques ainsi que sur leur état psychique. « Ces travaux demandent confirmation mais ils ouvrent la possibilité de dépistage à grande échelle en identifiant, grâce à des questionnaires courts et simples, les étudiants à risque de suicide pour les orienter vers une prise en charge adéquate », explique Christophe Tzourio, coordinateur de l’étude.
A lire sur le site de l'Inserm

Attendu de longue date, le lancement du numéro national de prévention du suicide est imminent. Son plan de déploiement, élaboré par le CHU de Lille, devrait permettre aux personnes suicidaires d’accéder rapidement par téléphone ou par chat à une service professionnel d’écoute, d’information, d’évaluation, d’intervention et d’orientation, 24h/24 et 7j/7. Hospimedia, 20 août 2021

Pack SUICIDE

N° 134 Le suicide…et après ?
N° 182 Famille et suicide
N° 213 Suicide et travail
N° 256 Prévenir la réitération suicidaire

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