Femmes, précarité et addiction : démarrage du projet MAAA’ELLES

FacebookTwitterLinkedInEmail

Accompagner des femmes en situation de grande précarité et d’addiction : c’est l’objectif du projet MAAA’ELLES porté par la Fédération Addiction avec la Fédération des acteurs de la solidarité.

Chez les femmes, les risques de précarité sont plus nombreux et durables. De plus, chez les femmes usagères de produits, les inégalités de genre se doublent d’une stigmatisation de leurs usages. La combinaison de ces facteur rend difficile l’accès aux soins : c’est sur la base de ce constat que, début 2021, la Fédération Addiction et la Fédération des acteurs de la solidarité ont lancé le projet « Mission d’accompagnement et d’accueil – addictions pour elles » ou MAAA’ELLES avec le soutien du Fonds de lutte contre les addictions. Il a pour objectif d’améliorer l’accompagnement des femmes en situation de grande précarité et d’addiction fréquentant les accueils de jour.

Mobilisation du groupe de travail et du comité de pilotage

En soutien au projet, un groupe de travail a été mobilisé. Il est constitué de professionnels du secteur de l’insertion ou de l’addictologie ayant une expérience dans l’accompagnement des femmes et/ou des pratiques addictives, ainsi que d’une personne accompagnée. Ce groupe de travail s’est réuni déjà deux fois : pour l’élaboration du questionnaire d’état des lieux et pour la sélection des accueils de jour participants au projet.

Un comité de pilotage de MAAA’ELLES, composé des principales institutions du comité de sélection du Fonds de lutte contre les addictions, a également été mobilisé. Il s’est réuni une première fois à l’issue de la phase d’état des lieux.

Un état des lieux national

Une première phase d’état des lieux national a été réalisée en mai 2021. Il avait pour objectif d’appréhender la prise en compte et l’accompagnement des femmes en situation de précarité et présentant des conduites addictives au sein des accueils de jour. Ce travail a donné la possibilité aux professionnels de s’exprimer concernant les problématiques qu’ils rencontrent, leurs pratiques mais également leurs besoins.

Cet état des lieux a été mené grâce à un questionnaire destiné aux accueils de jours. Il a été coconstruit avec le groupe de travail. 44 structures y ont contribué.

Sélection des accueils de jour participants et démarrage de l’accompagnement

Le questionnaire a également permis aux accueils de jour qui le souhaitaient de se porter candidat pour participer au projet. Six accueils de jour ont ainsi été sélectionnés par le groupe de travail: ils sont situés à Grenoble, Montreuil, Paris, Strasbourg, Toulouse et Fréjus.

Une visioconférence de lancement a été réalisée avec les accueils de jour participants.

Les accueils de jour sélectionnés vont être accompagnés durant un an et demi. La première étape de l’accompagnement consistera à réaliser un diagnostic sur site des besoins et ressources de chaque établissement et des personnes qui le fréquentent. Les différents diagnostics seront réalisés durant l’été 2021 via des entretiens sur site avec les équipes et les personnes accueillies. Ces entretiens feront l’objet d’une retranscription et la matière ainsi collectée sera transmise à l’INSERM. Cela permettra de contribuer au projet de recherche Gender Arp qui vise à mieux comprendre les interactions entre genre et consommation.

Un plan d’action sera proposé à la rentrée à chaque accueil de jour et les équipes seront soutenues par les chargés de projet pour le mettre en œuvre. Les outils qui seront créés lors de la mise en œuvre des actions seront ensuite diffusés pour pouvoir être réutilisés par toute structure qui le souhaite.

Plus de renseignements

Source : Fédération Addiction