« Parce que l’égalité femmes/hommes est un principe fondamental du service public »

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L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est plus que jamais au cœur des préoccupations des pouvoirs publics et de la société civile. Le GHU Paris psychiatrie & neurosciences s’engage résolument dans cette démarche. Pour ce faire, une consultation à laquelle ont participé plus de 550 professionnels, a été envoyée afin de déterminer les pistes prioritaires pour les personnels.  


« Notre établissement est un des premiers hôpitaux de France à avoir finalisé son plan égalité femmes-hommes car il s’agit pour nous d’un sujet très important et l’égalité est un principe fondamental du service public. Les premières actions du plan commenceront dès cette année. », nous assurent Habib Bekhti, directeur adjoint des ressources humaines et Emma Bayot, élève directrice. La situation du GHU est semblable à celle de la moyenne nationale de la fonction publique hospitalière, un lieu de travail largement féminisé. Les effectifs montrent ainsi qu’il y a 73% de femmes parmi les personnels du GHU, une situation qui reste plus mixte que la moyenne nationale (77,8% de femmes dans les hôpitaux français).

Il existe cependant de fortes disparités au sein des filières de l’établissement. La filière administrative est la plus féminisée de l’hôpital puisqu’elle compte 90% de femmes, comme dans le reste de la fonction publique hospitalière (FPH). La filière soignante est celle qui comprend le plus d’emplois au sein du GHU (63,5%) mais elle est moins féminisée que dans d’autres établissements : 78% contre 86% en moyenne dans les hôpitaux français ; la mixité au GHU est ainsi supérieure à la moyenne nationale. La filière technique-ouvrière, qui est traditionnellement la moins féminisée de la FPH compte 13% de femmes.

Selon l’enquête GHU, la charge des enfants malades repose essentiellement sur les femmes : 88% des congés enfants malades sont pris par elles. Les congés parentaux sont pris à 90% par des femmes. 34% des femmes relèvent avoir pu rencontrer des difficultés d’organisation de garde, notamment en raison des horaires et changements de planning, source de stress.

Une majorité d’agents estime, comme ils l’ont déclaré dans l’enquête qui leur a été adressée, que le GHU Paris est déjà investi en matière d’égalité femme/homme. Les thématiques à venir sont l’égal accès aux postes à responsabilité et la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle.

Quatre chantiers int ainsi été identifiés :
• égalité salariale et évolution professionnelle ;
• recrutement équitable et un meilleur accompagnement professionnel ;
• réel soutien à la parentalité pour les agents ayant des enfants ;
• amélioration de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, les harcèlements et les discriminations.
Sur ce dernier point, 29% des professionnels interrogés estiment avoir été confrontés à des discriminations fondées sur le genre au cours de leur carrière, un chiffre sensiblement plus élevé chez les femmes soignantes. 51,5% des femmes et 35 % des hommes indiquent avoir déjà été victimes ou témoins de propos, d’agissements ou de violences sexistes au cours de leur vie professionnelle. La majorité des répondants déclare avoir le réflexe de contacter leur encadrement (46%), les représentants du personnel (8,7%), la DRH (7,4%), ou un psychologue du travail (3,6%) s’ils se trouvaient confrontés à une telle situation.

Le recours au temps partiel est plus élevé, au GHU Paris comme ailleurs, pour les femmes que pour les hommes : 85% des agents à temps partiel parmi les personnels non médicaux sont des femmes.