Tension hospitalière maximale en Ile-de-France et déprogrammations massives

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Dans la nuit du 7 au 8 mars dernier, l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France, par la voix de son directeur de l'offre de soins, Didier Jaffre, a adressé un courrier à tous les établissements de santé franciliens pour réclamer la déprogrammation de 40% des activités des hôpitaux et cliniques pour augmenter de 500 places le nombre de lits de réanimation dédiés aux malades du Covid-19.

Dans la nuit du 7 au 8 mars dernier, l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France, par la voix de son directeur de l'offre de soins, Didier Jaffre, a adressé un courrier à tous les établissements de santé franciliens pour réclamer la déprogrammation de 40% des activités des hôpitaux et cliniques pour augmenter de 500 places le nombre de lits de réanimation dédiés aux malades du Covid-19. 20% de déprogrammation leur avait déjà été demandé il y a 15 jours. "Nous ne sommes plus sur un mode d'alerte mais en mode tension maximale avec la perspective qu'au cours de la semaine prochaine on dépasse le plafond de malades connu en vague 2", a-t-il souligné. Et la poussée du variant anglais participe encore un peu plus chaque jour à la surtension hospitalière. L'objectif affiché de l'ARS,  parvenir au plus vite à un total de 1 577 lits de soins critiques. Le directeur général de l'ARS, Aurélien Rousseau, qualifie même d'"ordre ferme" ce nouvel appel à déprogrammations massives. Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon à Paris, interrogé par France Info, souligne que cette  déprogrammation est "un aveu d'échec vis-à-vis du contrôle de l'épidémie". Pour mémoire, au 8 mars, l'ARS recensait 5 571 patients Covid-19 hospitalisés (+284 en 72 heures), dont 964 en soins critiques (+76). Le taux de positivité s'élève à 9,6% (-0,2) et l'incidence à 347 cas pour 100 000 habitants (+11), la plus faible dans les Yvelines (266) et la plus élevée en Seine-Saint-Denis (433).