Avril 2020

Le corps comme seuil

Entre soi et le monde
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Peut-on reconnaître le corps comme une zone seuil, entre soi et le monde, dedans et dehors ?

Dans notre rapport au monde, un objet nous met sans cesse à l’épreuve : il nous permet d’agir, de prendre du plaisir, de se déplacer, mais aussi de souffrir et d’éprouver les limites imposées. Cet objet – le corps – est une preuve permanente de notre qualité vivante.

Quel statut donner au corps ? Comment entendre la psychopathologie s’exprimant par le corporel ? Comment considérer le corps en psychothérapie, psychanalyse, psychomotricité ?Entre un corps éludé dans les options théoriques et cliniques et un corps objet technique désaffecté, les développements les plus récents permettent d’envisager autrement les enjeux du corps dans la théorie et la clinique.

Psychanalyse, psychologie clinique, psychomotricité, neurosciences sont convoquées ici pour tenter de répondre au constat : le corps certes est là, alors qu’en faire ? Ce texte invite à oser une originalité clinique en considérant le corps dans sa complexité, dont les dimensions relationnelle et psychique.

La proposition de l’auteur est de penser le corps comme seuil, lieu d’incertitude, de passage, de tension et déjà de transformation entre un dedans et un dehors, entre soi et le monde. C’est sur ce corps-seuil que la rencontre se fait, à partir de lui que la clinique s’élabore.

Le corps comme seuil – entre soi et le monde, Laurent Branchard, Ed. In Press, coll. Ouvertures psy, mars 2020, 18 €.