N° 233 - Décembre 2018

Les anxiétés de l’attachement

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L’individu ne peut vivre sans attache (famille, proches, travail, institutions…). Il doit pouvoir « compter sur » et « compter pour ». Lorsque les liens sociaux ne procurent pas protection et reconnaissance, des formes d’anxiété apparaissent.

Revenant à Durkheim, l’auteur examine en quoi la faiblesse de quatre types de liens sociaux d’attachement qui constituent le tissu social (les liens de filiation, de participation élective, de participation organique et de citoyenneté) peut devenir facteur d’anxiété. Chaque type de lien offre aux individus l’assurance d’une protection (« compter sur ») et la satisfaction d’une reconnaissance (« compter pour ») au sein des groupes sociaux et, par là, au sein du système social où ils peuvent éprouver à la fois le sentiment d’une conformité aux normes qui le fondent et un sentiment de liberté. À l’opposé, il existe des configurations sociales où les liens fragilisent (reconnaissance sans protection) ou oppressent (protection sans reconnaissance) que l’article étudie plus particulièrement.

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