Violence : les infirmiers veulent des formations

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Suite à une succession d’acte de violence envers les soignants, l’Ordre national des infirmiers (ONI) a invité les professionnels à répondre à un questionnaire sur Internet entre le 25 août et le 5 septembre.
Les résultats font apparaître que 81 % des infirmiers se déclarent préoccupés par cette violence. Nombreux sont ceux qui se disent « fréquemment » ou « quotidiennement » confrontés à des actes violents de divers ordres : violences verbales (38 %), menaces ou intimidations (20 %), violences physiques (8 %), harcèlement moral (15 %), violences en bande (4 %).
L’enquête s’intéresse également aux propositions des infirmiers pour lutter contre cette violence. Ils sont 85 % à plébisciter une meilleure formation à l’agressivité. 80 % d’entre eux souhaitent une meilleure adaptation des lieux de travail et 82 % l’augmentation des effectifs. Par ailleurs, 80 % estiment qu’une présence accrue d’agents de sécurité est souhaitable dans les hôpitaux, 36 % étant favorables à la présence de policiers.
« Les résultats de l’enquête confirment ce que nous craignions et que nous dénonçons depuis plusieurs années. Nous ne pouvons accepter que les infirmiers remplissent leurs missions d’intérêt général avec la crainte quotidienne d’être agressés », a déclaré Didier Borniche, le président de l’ONI, qui invite les infirmiers à déclarer systématiquement toutes les agressions. L’ONI a d’ailleurs mis en place un recensement en ligne des incidents pour effectuer un suivi et assurer un soutien aux victimes.
Rappelons que l’Observatoire national des violences en milieu de santé a recueilli plus de 8 000 signalements d’actes de violences à l’hôpital en 2012, dont 25 % en psychiatrie, 14 % aux urgences et 10 % en gériatrie.
De son côté, le gouvernement a pris des mesures pour renforcer les dispositifs de sécurité dans certains établissements (par exemple à Marseille), et engager une actualisation des conventions qui lient les établissements aux forces de sécurité de l’Etat.