Le lait de la tendresse humaine
Attribut du maternel, la tendresse est un sentiment, hélas, très controversé en psychiatrie où l’on privilégie des attitudes plus viriles. Le soin est malgré tout au bout du chemin.
Attribut du maternel, la tendresse est un sentiment, hélas, très controversé en psychiatrie où l’on privilégie des attitudes plus viriles. Le soin est malgré tout au bout du chemin.
Comment, sans un sentiment d’affection authentique, un thérapeute peut-il établir une relation de confiance et tisser un lien pour parvenir à assouplir les défenses du patient ? L’amour « désaliéné » lui permet de se connecter à l’enfant souffrant à l’intérieur de l’adulte. Cette qualité « d’être » se construit par un travail personnel approfondi et continu.
La tendresse procède d’une éthique de la sollicitude. Dans la relation de soin, elle est la continuité du constat de la vulnérabilité et porte un message d’espoir, d’accompagnement et de consolation.
Dans ce pôle de psychiatrie, les « experts d’expérience » (médiateurs de santé pairs, membres ou représentants d’associations d’usagers et porte-parole d’usagers) se déploient dans toutes les composantes de l’organisation des soins. Une mise en oeuvre concrète des savoirs qui permet de parler de pratiques de soins orientées rétablissement.
Épopée emplie de mythes, l’Odyssée d’Ulysse est un récit initiatique, qui peut évoquer les parcours de soin chaotiques de certains patients borderline. En filant la métaphore, que peut-on apprendre des postures soignantes à adopter pour accompagner ces patients vers leur rétablissement ?
Edgar, 7 ans, est adressé au CMP pour des troubles du comportement. Au fil d’entretiens individuels
et grâce au jeu, une problématique de dévoration émerge. La rencontre avec le clinicien opère et le petit garçon se tranquillise.
En psychiatrie, négocier est un art. Le soignant y côtoie des patients plus ou moins vulnérables, confrontés à des situations extrêmes. Faute de négociation, la prise en charge est vouée à l’échec.
Après l’apparition brutale de troubles du comportement, Baptiste, 19 ans, est hospitalisé sous contrainte. Entre peur, mutisme et symptômes, un infirmier installe une relation de confiance et accompagne ce patient dans l’entrée dans la schizophrénie.
Au sein d’une unité fermée, un infirmier de nuit veille avec sa collègue sur le sommeil d’une vingtaine de patients. Deux d’entre eux, en grande souffrance, viennent bousculer ses repères et remettre en question le cadre institutionnel.
Dès qu’un patient requiert la présence d’un interprète, comment repenser le cadre de l’entretien thérapeutique, en particulier en consultation psychotraumatique ? Aléas de la traduction à partir de quatre vignettes cliniques.