3e colloque Le temps de la psychiatrie organisé par Le Carnet psy
Invention précoce ou découverte immédiate, l’idée de résistance s’inscrit d’emblée parmi les propositions les plus troublantes, les plus subversives de la psychanalyse : qu’elle soit partie intégrante du processus thérapeutique et l’un de ses moteurs essentiels, cela n’est déjà pas si facile à admettre ; mais elle serait, de surcroît, une composante fondatrice dans la construction même de l’appareil psychique ! La résistance, que Freud appelle très tôt « la force de répulsion », impose d’emblée une étude subtile de ses rapports avec l’inconscient et le refoulé. C’est la même force qui, à l’origine, a ordonné le refoulement des représentations pathogènes, c’est la même force qui s’active dans tout traitement psychique pour en empêcher la levée.
Les résistances s’organisent de manière singulière chez chaque individu, en utilisant ses défenses spécifiques. Mais la force de répulsion cherche aussi une figure pour s’incarner, à travers le jeu fluctuant des identifications. Les résistances ont longtemps été associées au père, à travers la révolte et le défi, le « non » à son pouvoir et à la menace qu’il profère.
Mais la mère aussi, toujours présente, dans l’ombre ou au-devant de la scène, pourrait violemment empêcher les mouvements d’investissements et barrer toute voie au changement.
Sans résistance, il n’y a pas d’analyse : cette force paradoxalement indispensable au changement et à la guérison, a été et est toujours objet de… résistances, parfois extrêmes ! Comment accepter l’idée scandaleuse selon laquelle « l’homme ne veut pas guérir ? »
Informations pratiques :
- Tarifs entre 50 et 190 €
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