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L’empathie, en ce qu’elle nous permet de penser la question du semblable, entraîne l’analyste vers de multiples interrogations et notamment celle-ci : empathie, transfert et contre-transfert joueraient-elles alternativement dans le même temps d’une séance ?
Les psychothérapeutes ont été souvent des enfants à l’empathie « réparatrice ». L’empathie de l’analyste est donc le premier mouvement interne d’une interaction vers le patient, le socle sur lequel il pourra faire un premier pas hors de sa souffrance destructive.
Nous voyons ici un psychanalyste au travail, soucieux de nous donner accès à ses processus de pensées, à ses dispositions affectives envers le patient. C’est aussi une ouverture à la complexité événementielle de la séance, à la capacité de se laisser surprendre par ces moments privilégiés où analyste et patient, ensemble, ont le sentiment profond de savoir ce qui est en train de se vivre.
En raison de la multiplicité et de la variété des rencontres de soin en psychiatrie, l’empathie des soignants gagne à être développée et entraînée régulièrement comme une compétence qui s’entretient et se perfectionne. Un tel travail permet l’amélioration de la relation thérapeutique.
Quelle place occupe l’empathie dans le processus d’alliance thérapeutique et quelles sont les méthodes pour la développer ?
Les relations entre familles et psychiatrie sont marquées du sceau de la complexité. L’histoire des rapports entre ces deux institutions n’est pas celle d’un rapprochement inéluctable.
On accorde habituellement peu de crédit à l’opinion des familles, alors qu’elles connaissent la réalité de la maladie de très près. Pour les institutions et les professionnels, malgré leur expérience, elles sont « celles qui en savent le moins » ou « qui n’ont qu’une vue partielle des choses ». Retour sur l’enquête Parents de grands adolescents et jeunes adultes hospitalisés en psychiatrie, menée en 2010.
La lutte insidieuse entre l’institution psychiatrique et les familles n’est pas simplement celle du pouvoir. Plus profondément, elle interroge la façon de soigner, la posture d’aide face aux questions violentes que pose à tous la psychose. Quelques clés pour aller vers une véritable alliance thérapeutique.
L’expérience de cette équipe genevoise montre que le soutien des proches de patient souffrant de troubles bipolaires a un impact positif sur la prévention des récidives, la dynamique familiale et la qualité de vie des aidants.
Au Centre hospitalier Guillaume-Régnier de Rennes, le Centre ressources familles et troubles psychotiques coordonne tout un éventail d’actions variées et complémentaires. Ce dispositif innovant, intégrant interventions thérapeutiques, groupes d’échanges, et bientôt informations… est le fruit de vingt années d’échanges avec les familles.