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Toujours plus âgés et en meilleure santé, les « vieux » d’aujourd’hui paraissent bien différents de ceux du temps jadis. Pourtant, ils partagent certaines préoccupations existentielles et les peurs.
Même si les difficultés occasionnées par la schizophrénie dans la vie quotidienne de ceux qui en souffrent restent complexes à appréhender, il faut passer d’une perspective médicale centrée sur la maladie et son évolution à une perspective centrée sur la personne et son devenir.
La prise en charge des troubles cognitifs et fonctionnels de la schizophrénie constitue un réel enjeu pour les soignants qui doivent se former à la remédiation cognitive et à l’entraînement aux habiletés sociales sans négliger pour autant la dimension relationnelle.
M. V., la trentaine, se plaint de nombreux troubles cognitifs qui impactent lourdement sa vie quotidienne. Un centre expert schizophrénie réalise un bilan neuropsychologique qui permet de préciser le diagnostic et de dégager des pistes de prises en charge.
Dans la schizophrénie, les antipsychotiques permettent la rémission des symptômes positifs et la prévention des rechutes, non sans effets secondaires. Des règles de prescription s’imposent pour ces molécules comme pour les benzodiazépines et les anticholinergiques, afin de ne pas altérer davantage le fonctionnement social.
Pierre, 21 ans, souffre de schizophrénie et de troubles cognitifs et fonctionnels. Afin de garantir les meilleures chances de rétablissement, sa prise en charge combine traitement médicamenteux, psychoéducation, remédiation cognitive et entretiens infirmiers.
Il me paraît essentiel de dégager quelques orientations qui viennent en contrepoint de la vague actuelle de nihilisme thérapeutique. La schizophrénie serait réputée inguérissable, la psychothérapie institutionnelle « has been »,et il n’y aurait pas d’autre imaginaire possible que celui du couplage entre des médications centrées sur l’abrasion du délire et les thérapies rééducatives fort nombreuses qui se proposent sur le marché. Cela suppose de revenir sur une histoire et sur quelques principes…
Dès les débuts de l’hospitalisation, en particulier dans la schizophrénie, l’ergothérapie, en cherchant à maintenir la capacité d’agir du patient par la mise en situation d’activités, participe au processus de rétablissement.
Le Groupe d’entraide mutuelle (GEM) permet aux usagers et ex-usagers en psychiatrie de prendre des responsabilités,de s’appuyer sur un groupe de pairs pour recouvrer un fonctionnement social plus satisfaisant.
Complémentaire des structures de soins, le Groupe d’entraide mutuelle (GEM) permet à ses membres de mobiliser, dans la réalité, des habiletés et une citoyenneté qu’il ne serait pas possible d’entraîner dans le cadre d’un groupe psychoéducatif.