Dans une unité d’hospitalisation temps plein adulte d’un établissement de la région lyonnaise, une jeune équipe soignante tente d’appréhender la complexité de la souffrance psychique. Entre le manque d’expérience et de réflexion clinique, le déficit de soutien de pairs expérimentés, chacun se démène pour faire ce qui lui semble bon et juste. Le soin en psychiatrie serait-il une question de ressentis, de « feeling » ? Durant une période, les professionnels tentent de faire face, chacun à leur manière, à des situations de crises parfois violentes, impactant à long terme l’ambiance de l’unité et leur vécu de soignants : « Ici, c’est une vraie cocotte-minute. Quand est-ce que ça va exploser ? ». Jusqu’au jour où cette cocotte-minute à la soupape défectueuse éclate, libérant ses effets délétères : enchaînement des arrêts maladie suite à des passages à l’acte violent de patients ou en lien avec de la souffrance au travail, encadrement impuissant, métiers « cloisonnés », chacun dans leur statut, leur territoire, dans une division rigide des tâches. Tout vole en éclats, le collectif de travail perd son sens et sa fonction contenante, l’institution se délite.
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